A.S.A.M. Guilvinec-Tréffiagat

Biographie d’organisateur (1)

En vérité, j’avais senti ce besoin d’organiser quand j’avais 13-14 ans, et que je voyais les enfants de 8-10 ans s’ennuyer chaque jeudi (jour de repos des écoliers à l’époque). Ils étaient nombreux dans ce quartier de Luxeuil-lès-Bains où j’ai habité pendant deux ans. J’ai donc créé les “Jeux Olympiques des Petiots”.

Un peu de matériel primaire pour quelques épreuves simples, une tournée préalable chez les adultes pour récupérer des paquets de bonbons ou autres sucreries, et les Jeux Olympiques purent commencer !  L’opération fut reproduite une bonne dizaine de fois, et quelques parents se joignirent à moi quelquefois pour canaliser l’ardeur d’une bonne cinquantaine de petiots.

Mon approche était basée sur le sport, vu que j’étais un licencié assidu du club de football local (l’A.S. Luxeuil), que je faisais beaucoup de courses en vélo (poussé par un voisin très bon coureur régional, répondant au nom de Grammont) avec une bande de copains de mon âge (que je battais régulièrement), et un peu de basket-ball avec l’équipe de mon collège. Là c’était plus imposé par mon prof, car je n’aimais pas le basket. Bizarrement c’est pourtant dans cette discipline que j’ai eu la chance d’être vice-champion d’académie. Nous fûmes battus par Audincourt en finale à Belfort. Pour être franc, si nous sommes arrivés en finale ce n’est pas grâce à moi. Mais comme j’étais grand pour mon âge, ça compensait ma maladresse.  

De retour dans ma ville natale (Vesoul), je fus embauché comme apprenti compositeur-typographe en octobre 1963 (Imprimerie Marcel BON : 120 salariés !).  L’apprentissage des techniques liées aux arts graphiques me furent bénéfiques pour toutes mes organisations, et me le sont encore aujourd’hui (affiches, programmes).

Travaillant de “journée” les deux premières années, je dus limiter mon esprit créatif à mes collègues de travail : création d’un “Prix Bartissol” pour éviter le mépris des anciens employés qui accordaient trop peu de temps à notre formation. Chaque mois les apprentis votaient pour désigner l’ouvrier le plus sympa avec nous, et nous lui remettions une bouteille d’apéritif (d’où le nom). Quatre mois après nous étions passés du statut de “négligés” à celui de “chouchoutés” !

Comme à cette époque il existait le magazine “SLC” (Salut les copains), j’ai lancé la revue mensuelle d’informations déjantées et humoristiques sur le personnel de l’imprimerie : SLC (Salut les compositeurs).  Les dessins et textes regroupés en un seul exemplaire (qui passait d’une main à l’autre) eurent beaucoup de succès. Les adultes posaient un regard différent sur moi, et petit à petit je devins un meneur. Avec le recul j’en suis encore étonné, surtout que j’allais aller beaucoup plus loin dans cette démarche qui était de distraire.

Dès la rentrée de 1965 je pus travailler d’équipe, me permettant d’être libre les après-midi une semaine sur deux.

Je proposai donc des compétitions de “VÉLO’CROSS” aux enfants et aux jeunes ados. Tous les vélos étaient acceptés, et les catégories étaient celles des âges.

Des affiches pré-imprimées récupérées chez un garagiste, un terrain fait de gros remblais (un immeuble se construisait à proximité), l’autorisation du maire en poche, des piquets pour délimiter le tracé, quelques drapeaux, et tout était OK.

Le circuit (de 100 à 120 m) devait avant tout être spectaculaire, et était parcouru plusieurs fois suivant la catégorie. Bel enthousiasme des participants à ce nouveau sport mondial (1), par contre les vélos faisaient souvent la grimace en repartant, et les champions devaient rivaliser d’imagination pour éviter la colère des parents. Certains prêtaient les vélos aux démunis pour participer, ce qui aggravait les souffrances du deux roues. Des vélos furent bricolés pour être plus résistants à la réception des sauts, et je vis même apparaitre un jour un concurrent avec un ex-Solex allégé au maximum, très robuste, mais pas assez maniable.

Le 25 juin 1966, j’ai voulu passer du “Vélo’Cross'” au “Mob’Cross“, mais les choses ne se passèrent pas comme je le prévoyais. Les concurrents étaient venus pour en découdre, et pas que sur la piste ! Les “blousons noirs” sur Flandria et Paloma narguaient les petits jeunes qui se contentaient d’une Mobylette ou d’une Peugeot. Pourtant c’est un dénommé Bertin qui l’emporta nettement au guidon d’une simple Mobylette. C’est donc après une bagarre entre une dizaine de concurrents que je pus enfin remettre les prix. Je n’ai donc plus organisé de “Mob’Cross”.

Après 11 “Vélo’Cross” et 1 “Mob’Cross”, (période entrecoupée par mon service militaire de 16 mois), je passai à autre chose.

                                                                           
(1) Vu l’intérêt du “Vélo’Cross” pour les jeunes, et le succès rencontré, j’ai fait un courrier à la Fédération Française de Cyclisme -en juin 1966- en proposant que ce sport soit reconnu comme tel.                                Après plusieurs relances j’obtins enfin une réponse. Celle-ci disait que le Vélo’Cross ne pouvait pas être appelé à un grand avenir, et que les jeunes intéressés par le vélo en pleine nature pouvaient toujours se concentrer sur le cyclo-cross.

Deux ans après, les Californiens faisaient la même chose, sous le nom de BMX ! Et c’est désormais un sport inscrit aux Jeux Olympiques !

https://fr.wikipedia.org/wiki/BMX

Après avoir lu mes articles déjantés de “SLC” (voir ci-avant article de l’Imprimerie Bon), le rédacteur en chef de “Vesoul Jeunes” (qui travaillait comme correcteur dans notre imprimerie) me proposa de pondre quelques récits du même genre pour sa revue.

Dès le numéro 3 je me suis donc relancé dans les délires avec un titre figurant en couverture (voir ci-dessous) : “Les 24 heures de Champdamoy“. Par la suite, en plus de mes “nouvelles”, j’ai improvisé une page “Courrier du cœur” dans laquelle je faisais les questions et les réponses, tout en demandant aux lecteurs de participer à l’écriture humoristique.

Au mois de janvier 1967, j’ai obtenu l’accord du Comité d’administration de Vesoul-Jeunes pour créer et organiser un jeu-concours du “Meilleur sportif vésulien et alentours(page ci-dessous à droite).                                                                                                                                    Le principe était simple : les lecteurs m’envoyaient un bulletin-réponse avec un classement des dix sportifs choisis tous les deux mois, ce qui donnait un classement bimestriel, qui lui-même allait donner un classement annuel. Deux lecteurs étaient tirés au sort avant chaque parution, et ils se voyaient remettre des lots par le sponsor que j’avais trouvé.

Ce concours s’arrêta accidentellement en novembre du fait que je venais “d’être appelé sous les drapeaux”, et que personne ne voulut me remplacer. Dommage… pour le sportif n° 1 de cette année qui restera toujours inconnu !

Le football fit naturellement partie de mes organisations, comme ici 5 organisations de matchs de gala (photos du haut). Je fus même un des joueurs de 4 de ces rencontres de gala (marqué d’une croix).

Tout d’abord une rencontre inter-corporative avec la sélection de l’Imprimerie Marcel Bon (IMB), le 22 mai 1966.

Jubilé de mon père le 15 mai 1967 (Sélection des meilleurs vétérans de Haute-Saône).

Sélection de Célibataires (opposée à des équipes d’hommes mariés !), le 15 mai 1969.

Equipe corporative de l’IMB contre celle de Mérinos (les matelas), le 21 juin 1969.

Equipe des Espoirs 67 (match contre les “Jeunes” Vétérans de Vesoul), le 8 juin 1974.

 

Je reparlerai de football, à partir de 1975, avec une journée consacrée à celui qui était alors considéré comme le plus grand footballeur Français de tous les temps : Raymond KOPA, et à propos de mon passé de responsable de l’US-FC Vesoul.

 

J’ai été licencié dans pas mal de clubs (par ordre chronologique) : AS Luxeuil, US Frotey-lès-Vesoul, 461ème Cie du Génie à Angers, 3ème Cie de l’EAG à Angers, AS La Cornouaille (49), US Frotey-lès-Vesoul, ASC Equipement 70, FC Esprels, USFC Vesoul.

Une équipe de bons copains pour passer agréablement le temps d’armée : la 3ème Cie de L’Ecole d’Application du Génie, caserne Espagne à Angers.

 

 

 

Angers. Le 4 mars 1968 je me suis retrouvé dans l’équipe de la 461, sans le moindre entraînement (muté de la caserne Desjardins 3 jours auparavant) pour disputer et remporter la finale inter-compagnie.

 

Le colonel Le Châtelier passe en revue “les vainqueurs”.

 

 

Quelques rencontres disputées au sein du club de La Cornouaille (près d’Angers), avant de reprendre la vie civile.

 

 

Ici avec l’US Frotey.

 

 

 

 

 

 

En septembre 1968, à la caserne Eblé (Ecole d’Application du Génie à Angers) : organisation d’un tournoi de sixte par éliminations tournantes et à plusieurs vies. Tous les joueurs des 4 casernes angevines (Eblé, Espagne, Verneau, Desjardins) sont concernés.

Licencié compétiteur à l’association “Groupe Compétition 70”, j’ai disputé mon premier rallye, le Rallye de Haute-Saône, en mai 1970 (photo ci-contre), comme coéquipier d’un copain d’enfance, Joël Roux, sur R8 Gordini.                                  L’auto était très compétitive pour une place dans le top 10 au scratch, mais des problèmes d’alternateur mirent fin à nos ambitions dès la première étape, au point de nous retrouver subitement sans éclairage en pleine ligne droite, à grande vitesse, au milieu d’un bois. Plus de frayeur que de mal, mais les derniers kilomètres au ralenti… et à la lampe torche, furent laborieux. Ne parlons pas de la Spéciale de La Mer avec les codes, et les poussées des spectateurs par la suite pour repartir des points de contrôles horaires.

Bref, c’est à la fin de la première boucle, au parc fermé de Servance, que le mécano fautif put retendre la courroie pour que l’auto puisse s’exprimer. L’ultime boucle fut un plaisir, nous permettant de remonter d’une quinzaine de places au classement, mais c’était insuffisant pour figurer dans les 30 premiers au scratch.

Le rallye fut remporté de peu par Jean DEBAUDE (sous le pseudonyme “Dupon” ) avec un coupé Simca 1200 s, devant l’acrobate Claude DORMOY (sur sa Simca 1000 spéciale).

Ma seconde expérience, en novembre de la même année, fut beaucoup plus malheureuse. Jean-Pierre SIMON (ami d’enfance lui aussi), vint me deman- der un vendredi matin d’être son copilote au rallye des “500 nocturnes d’Obernai” qui avait lieu le lendemain soir ! Son copilote venant de se désister, il était dans l’urgence.                                         Sortant d’une nuit blanche, je ne me sentais pas capable d’assumer ce rôle, d’autant plus qu’il fallait se rendre sur place le soir même (à plus de 180 km) pour terminer les reconnaissances. Mais je n’ai pas osé refuser. Le déplacement fut pour rien  du fait que la route à reconnaître, appelée “route des Américains”, était barrée (enneigement trop important). Qu’en serait-il le lendemain ? Pour assurer le coup, Jean-Pierre me donna rendez-vous quelques heures plus tard pour aller à Lure demander au champion Jacques HENRY de lui prêter des pneus cloutés (finlandais). Jacky nous prêta les fameux pneus avant de nous accom- pagner dans un café de Lure pour boire l’apéro.      Au fil de nos conversations nous comprimes qu’il venait de lui prendre l’envie de participer à ce rallye. Il interpella alors un des clients de sa connaissance et lui proposa d’être son copilote. L’autre ne semblait pas très chaud, mais Jacky savait convaincre. Un pilote inscrit de dernière minute à ce rallye sans la moindre note n’avait aucune chance, mais pas Jacques HENRY ! Ca allait même être le favori tout désigné, d’autant plus qu’il était réputé pour être le roi du pilotage à vue.                                                                                                                                                          L’après-midi, alors que nous partions pour Obernay, nous avons aperçu notre champion qui préparait son Alpine, puisqu’il s’agissait de son Alpine réservée pour les reconnaissances. Toutefois notre il ne se présenta pas au départ pour cause de défection de son copilote improvisé (il s’était sauvé de chez lui pour que Jacky ne le trouve pas !). Quand on sait que beaucoup (dont moi) rêvaient d’être son copilote : ça énerve.

Au moment du départ j’étais fébrile, vu que ce n’était pas moi qui était l’auteur de la prise les notes pour les spéciales, et que le carnet ressemblait furieusement à un cahier de brouillon. Et ce qui devait arriver arriva !  

Peu après le départ de cette première spéciale, l’annonce d’un “gauche” m’échappa. Nous fîmes un tout-droit où heureusement une route existait, mais trop étroite pour retourner. Pressé de trouver un secteur plus large, Jean-Pierre se déporta un peu trop sur la gauche et nous nous sommes envolés ! 60 mètres d’un pré à la pente abrupte parcouru en tonneaux, dont le premier sans toucher le sol ! L’auto s’était réduite d’un tiers dans le sens de la hauteur, mais grâce à l’arceau de sécurité nous étions indemnes. Le calme ensuite, puis des bruits de voix, des lampes qui s’agitent, celles des paysans des environs qui viennent nous aider à sortir de l’auto.

Les gendarmes de La Bresse nous emmenèrent vers leur gendarmerie pour que nous puissions téléphoner à un proche. La nuit était fraîche (nous attendions sur un banc public). Il devait être une heure du matin, et mon père (qui s’était dévoué pour faire les 90 km) est venu nous chercher. Ce même père que j’ai accompagné quelques heures plus tard à Soing (70) pour disputer un match de foot (pour le compte de l’US Frotey) !

ps : la photo où nous sommes casqués est prise moins de deux minutes avant l’accident.

Deux semaines plus tard nous avions rendez-vous, en tant que membres du Groupe Compétition 70, sur le circuit de Lignières (en Suisse), pour une compétition inter-clubs. Jacques HENRY, bien que son club ne soit pas concerné (il faisait partie de l’ASA Franche-Comté), s’était arrangé avec J.P. SIMON pour courir sous son nom. Nous étions passés à Lure pour faire la route dans l’Alpine (dans laquelle je suis en photo ci-dessus), et lui devait nous rejoindre plus tard avec Paulette (sa femme) dans sa R 16.                                                                                                                                         Le circuit devait faire moins de 1500 m, et une pluie fine le rendait glissant. Ils étaient douze au départ, et Jacky, placé par tirage au sort en dernière ligne à côté de Jean DEBAUDE (sur le proto Simca prêté par Claude DORMOY) nous a fait un grand numéro dont j’ai gardé la vidéo. Au premier passage sur la ligne il avait déjà doublé tout le monde !                                                                        En exhibition pour les passages suivants, il força sur les glissades pour le plus grand plaisir de ma caméra. 

ps : je consacrerai un article sur Jacques HENRY et Claude DORMOY dans la troisième partie de cette biographie, sous le titre “RENCONTRES”.

Pour le rallye de Haute-Saône 1971, Jean DEBAUDE me proposa d’être son copilote. Il avait troqué son coupé Simca 1200 s contre une monstrueuse Plymouth barracuda (photo ci-contre).                        

Mais après quelques essais dans les Vosges, il préféra s’abstenir de l’ali- gner dans un rallye, vu le peu d’en- durance des freins. Nous nous consa- crâmes donc à l’organisation de cette épreuve.                                                                                                       

Moins de trois heures avant le départ de la première voiture, il vint me proposer d’être le copilote d’un pilote Haut-marnais esseulé à qui il avait parlé de moi. Horreur ! l’individu pilotait un pot de yaourt (une petite Fiat 500 à la carrosserie douteuse), et lui-même, affublé d’un ensemble costume-chaussures italiennes, louchait derrière une grosse paire de lunettes à triple foyer. Pas facile de refuser sans vexer la personne, surtout en voyant Jean Debaude qui était plié de rire à une vingtaine de mètres de moi.

A partir de là je me mettrai en retrait pour des raisons de santé, n’apparaissant que pour l’organisation d’un slalom, et de la Course de côte de Faucogney-Esmoulières (le 14 mai 1972). Le ”Groupe Compétition 70” s’arrêtera peu après, sévèrement mis à mal par la création de l”ASA Luronne”, à l’origine de laquelle on retrouve les noms des plus grands pilotes du département (Jacques HENRY, Claude DORMOY, Aimé DIRAND).

Début d’année 73 je suis une formation d’imprésario, dite “Session Bruno Coquatrix”, et je la finalise en juin et juillet de la même année à Paris, où parallèlement et provisoirement je reprends mon métier de compositeur-typographe. 

Mais l’investissement financier nécessaire à l’ouverture d’un cabinet pour travailler avec les grands de la profession (Marouani, Talar, Saada) est trop important pour moi. Toutefois cette expérience me sera bénéfique pour la suite, même si quelques rencontres avec des stars de l’époque m’ont fait réfléchir. Je dis ça pour avoir rencontré des types sympas (comme Mike Brant), et des êtres infects (comme Claude François ou Joe Dassin).

 

A l’automne de cette même année, je fais la connaissance de monsieur Mougin, important fabricant de meubles basé à Esprels (70), qui est aussi le patron d’une des deux équipes de foot  de cette localité. Désireux de dynamiser sa commune et son club avec la venue d’un grand chanteur en mai 1974, il me donne carte blanche pour créer cet évènement.  

Le choix se porte sur Michel Sardou, mais comme il sera au Japon à la date prévue, nous optons pour Gérard Lenorman, très en vogue à cette époque. Je prends contact avec son agent, puis je réserve un chapiteau. J’établis des contacts avec quelques groupes en devenir pour assurer la seconde partie, et je propose à deux groupes d’élèves du Lycée Professionnel de Pontarcher, à Vesoul (dont j’avais apprécié la prestation lors de leur spectacle de fin d’année) de faire la première partie.                

Deux mois après, monsieur Mougin me demande de tout annuler, son entreprise ayant quelques problèmes financiers. La structure et la date seront maintenues pour une soirée dansante avec un grand orchestre. 

Le 8 juin 1974  j’organise donc un match de gala (comme indiqué plus haut) : Espoirs 67  contre  une sélection des “jeunes” Vétérans de Vesoul, au stade René Hologne.       La seule difficulté résidait dans la localisation des joueurs (beaucoup n’habitant plus dans la région), et la prise  de contact avec ces “émigrés” pour régler le problème financier lié à cette éloignement.

Etant régulièrement poussé par mes proches à monter sur scène (j’avais été sélectionné en 1965 à Strasbourg, pour la finale nationale du Grand Prix Jacqueline François -organisé par l’ORTF- qui avait lieu à Paris quelques mois après), j’ai monté mon propre gala avec ma future épouse comme productrice !                            

Même si le choix des musiciens ne fut pas très judicieux (ils ne se faisaient pas appeler “Sublim… H” par hasard), j’ai assumé tant bien que mal ma partie.

 

Un spectateur mélomane m’encouragea à recom- mencer, mais avec des musiciens à la hauteur. J’ai donc organisé un nouveau gala, mais en étoffant le spectacle.                                                 L’orchestre qui m’accompagnait assurait la première partie avec son chanteur, laissant ensuite la place à un magicien, puis je terminais la soirée.                  Ce gala était organisé pour l’ADAPEI de Haute-Saône.

Il y eut beaucoup de répétitions et un fabuleux travail d’arrangeur de Jean ADRIAN. Ce dernier allait décéder quelques semaines plus tard, ce qui fait que je n’ai jamais renouvelé l’expérience.

 

 

Ca faisait des années que ça me titillait : faire venir Raymond KOPA pour un match de gala, et organiser une journée complète autour de ce footballeur qui avait été Ballon d’or européen (en 1958), qui avait remporté 3 coupes d’Europe avec le Réal de Madrid (1957-1958-1959), et qui avait été élu meilleur joueur de la Coupe du Monde 1958.

Je l’avais eu au téléphone en 1973, et je lui avais expliqué le but de ma démarche. Pour 1974 ce n’était pas possible (son planning de matchs était complet). Il me conseilla de me mettre en relation avec le “huttier” (patron d’un magasin La Hutte-Intersport) de Vesoul, ce qui ferait de moi un demandeur prioritaire, et surtout qui m’éviterait d’avoir à assumer financièrement sa venue puisqu’il viendrait dans le cadre de sa profession (patron du Groupe Kopa). Comme le “huttier” est un copain (André CHAVANNE), ça facilite les choses.

Il me restait près d’un an et demi pour mener mon projet à bien. Sans plus attendre j’ai entrepris les démarches administratives, réservé le stade René-Hologne pour la journée, et quelques mois plus tard j’ai commencé à contacter  d’anciens joueurs professionnels.          Certains ne pouvaient plus jouer (santé), comme Roger PIANTONI ex-Reims (qui m’envoya une lettre très gentille) et André CHORDA ex-Nice et Bordeaux.                                        Un copain (vésulien) qui était pro à Besançon (alors en 2ème division), Jean-Pierre DEWIER, m’aida beaucoup en me présentant à certains joueurs en activité qui pouvaient être intéressés (RAYMOND, OLIVAIN, KLOETTY), puis au grand Claude QUITTET, ex-Sochaux, Nice, Monaco, Besançon, et ex-capitaine de l’équipe de France. Pour ANDRIEUX, ex-Sochaux, LATOUR, ex-Avignon, Nice, Ajaccio, Angoulême, et LASSALETTE, ex-Rouen, Sochaux, Metz, Angoulême, Angers, un simple échange téléphonique a suffi. Les autres furent recrutés dans les deux derniers mois. En prime, Michel VAUTROT (meilleur arbitre international Français) me donna son accord pour diriger les débats.  Cerise sur le gâteau : tous les pontes de la maison-mère Trévois-Heurtefeu (équipements Kopa) sont venus de Troyes pour voir le match.

 

ADIDAS-France m’ayant offert une grande partie de la grosse dotation du tournoi des minimes du matin, j’ai juste eu à compléter celle-ci avec des coupes.                                  L’équipe du “Royal Bilombé” qui disputait le match de lever de rideau n’existait pas officiellement. De son vrai nom “Bilombé”, elle réunissait occasionnellement des étudiants Africains des Facultés de Besançon. C’est après ma première rencontre avec leur responsable, et en voyant les autos des joueurs que j’ai rajouté “Royal” à leur nom (certains étaient fils de ministres, et ça se voyait !). Claude QUITTET dut se contenter d’assister au match depuis les tribunes pour ne pas déplaire au patron du magasin “Ferraris-Sports”, un important client qui l’avait menacé de ne plus rien lui commander si il jouait avec un maillot Kopa. (Claude était devenu commercial chez Adidas).                                                                                                                             TOUS les joueurs de la Sélection Kopa, ainsi que les arbitres, ont participé gracieusement à cette rencontre.  Un vin d’honneur était offert ensuite (pour toutes les équipes de cette journée), puis un repas dans un grand restaurant (pour les joueurs de la Sélection Kopa et leurs épouses)… et un passage en boîte de nuit !                                                                                                  SATISFAITS de cette journée, des joueurs de la Sélection me téléphonèrent les jours suivants pour me remercier et garder le contact. J’eus même droit à des invitations, dont celle de Raymond Kopa chez qui je me suis rendu moins de deux mois après.

Parallèlement, et ceci depuis l’époque de “S.L.C.” (1964), j’écrivais beaucoup, allant même jusqu’à adapter à ma façon les paroles des chansons étrangères interprétées lors de mes galas.

Comme beaucoup de gens attirés par la littérature, j’écrivais régulièrement des poèmes qui dormaient dans un cahier secret. Et puis un jour, par défi, j’ai contacté un éditeur.

Le recueil “La passerelle de l’espoir” fut édité en septembre 1975, et j’ai enchaîné les séances de dédicaces jusqu’au printemps suivant.

Sur la lancée j’ai écrit deux romans, mais jamais publiés pour un désaccord financier avec mon éditeur. Peut-être qu’un jour…

Quarante-deux ans après la parution de ce recueil, je vois des exemplaires qui apparaissent régulièrement sur le site Amazon, et c’est étonnant, surtout qu’ils sont proposés à des prix que je juge prohibitifs.

 

 

Quatre mois après la journée KOPA, Jean-Pierre DEWIER me demanda de l’aider à assurer l’entraînement des jeunes de l’USFC Vesoul les mercredis après-midi. Il avait signé pour la saison et pour toutes les équipes (jeunes et seniors), et il avait du mal à assumer. Je ne comprenais pas l’intérêt de son engagement avec le club de Vesoul, sachant qu’il était pro en activité au RCFC Besançon (alors en D. 2), ce qui ne lui permettait pas de suivre l’équipe première chaque week-end. Je lui ai donné mon accord du fait que j’avais fait de même en 1969 avec les jeunes de Frotey-lès-Vesoul.  Deux mois après, Jean-Pierre me laissa gérer seul les entraînements et le suivi des jeunes, en demandant au président du club (Jean MOREL) de m’assurer une compensation financière.

L’effectif était faible avec une soixantaine de jeunes pour 4 catégories (poussins, pupilles, minimes, cadets), et ne permettait pas d’inscrire des minimes et des cadets en championnat. Sachant que j’allais encore entraîner la saison suivante (76-77), j’ai cherché une solution pour augmenter l’effectif de façon importante, et j’ai créé “Les Trophées de l’USFC”, et je l’ai fait savoir.

C’était une opération fastidieuse : joueurs notés sur les présences, la discipline et la politesse, et les exercices aux entraînements, ainsi que sur la prestation lors des matchs du week-end (les joueurs les moins convoqués pour les matchs officiels compensaient avec des samedis spéciaux pour eux -où il n’y avait pas de championnat- pour des matchs entre eux). Des trophées étaient remis à la fin de la saison, ainsi que des lots. Les dirigeants-accompagnateurs jouaient le jeu à fond en me remettant le relevé des notes des joueurs au retour du match de l’équipe qu’ils suivaient, et les classements provisoires étaient publiés tous les mois. Le succès fut immédiat, puisque deux mois après la reprise des entraînements des jeunes, l’effectif de ces derniers était passé de 60 à plus de 170 ! Le président (Jean MOREL), qui occupait ce poste depuis longtemps, voulait s’arrêter, et il me proposa de prendre la direction du club à sa place. Comme je préférais “être sur le terrain”, j’ai décliné la proposition en acceptant d’être secrétaire. Je lui ai demandé de patienter jusqu’à la fin de la saison pour que je lui trouve son successeur. 

Du côté des juniors et des seniors, Jean-Pierre DEWIER avait décroché pour laisser la place à un monsieur qui se répandait dans la presse en annonçant qu’il était venu là pour faire monter l’équipe dans la division supérieure. A un mois de la fin du championnat l’équipe première prenait le chemin de la relégation ! Avec l’accord de Jean MOREL j’ai pris les choses en main en remerciant “l’entraîneur miracle”, et j’ai proposé ce poste à Maurice JACQUES, pharmacien local et ex-pro au Havre et à Besançon. L’équipe termina 10ème (sur 12), mais fut sauvée grâce à la complaisance du club de Héricourt (chez qui était joué le dernier match) qui aligna son équipe réserve.

Au mois de juin 1977, comme je m’y étais engagé auprès de Jean MOREL, je trouvai un autre président, une vague connaissance qui venait assister à tous les matchs, inspecteur des impôts de surcroit. Hélas il s’avéra qu’il ne connaissait pas grand chose à la gestion d’un club de foot, et qu’il aimait un peu trop faire la fête (il collectionnait les retraits de permis). J’ai donc tout géré, ou presque.  

La reprise, avec deux matchs amicaux, mit à jour des distensions graves entre Maurice JACQUES (l’entraîneur des seniors) et le président, ainsi qu’avec les autres dirigeants accompagnateurs de l’équipe première qu’il snobait. La situation se dégradant rapidement : j’ai fait le grand plongeon ! J’ai remercié Maurice JACQUES, et je suis devenu l’entraîneur de toutes les équipes. Ma seconde vie était donc au stade : secrétariat, entraînements des jeunes et des seniors, accompagnement de l’équipe des pupilles le samedi, et de l’équipe première le dimanche.

  J’ai enchaîné avec un stage au CREPS de Dijon pour faire valider mes compétences d’entraîneur.                                                                         

Fin août, j’avais été contacté par le club de l’A.S. Montigny-le-Roi (52) pour entraîner les seniors tous les vendredis à 18 h 30. J’ai dirigé 4 séances avant de renoncer. 170 km à faire à chaque fois, avec des retours tardifs (un dirigeant m’invitait à manger chez lui après chaque entraînement), c’était trop pour quelqu’un qui, en plus de ses fonctions au sein de l’USFC Vesoul, avait un emploi de commercial itinérant. Avec le recul j’ai regretté de ne pas avoir poursuivi avec ce club, qui me proposait l’entraînement de toutes les équipes et un poste de cadre supérieur dans une grosse société locale.

 

La publicité sur le stade étant interdite sous toutes ses formes par le maire de Vesoul, il fallait créer des évènements pour combler ce manque à gagner. C’est ainsi que pour la saison 77-78, j’ai organisé un concours de tarot et un tournoi de sixte (voir affiches ci contre).

Cette saison 77-78 fut on ne peut plus positive sur le plan sportif : plus de 290 licenciés, dont près de 240 jeunes. Les minimes et les poussins champions de leurs groupes, les pupilles (que je suivais), invaincus et champions de leur groupe, vainqueurs de la coupe de Haute-Saône (titre officieux), vainqueurs de la Coupe de Franche-Comté (titre officiel), et l’équipe première qui accédait à la division supérieure !

78-79 : la catastrophe !                                       Le président avait recruté un joueur de très bon niveau que je connaissais bien, mais ce dernier régulièrement blessé et qui désirait mettre un terme à sa carrière, était plus intéressé par la place d’entraîneur (aspect financier). Le nouvel arrivant me demanda d’être son adjoint, ce que je refusai car je le jugeais incompétent. Je préférais me concentrer sur les jeunes que d’être le complice de ce que je voyais déjà comme une catastrophe. Et j’étais largement en dessous de la vérité.

Ce sont tout d’abord les mauvais résultats qui s’accumulèrent suite à ses mauvais choix, et à son incapacité quant à la mise en place d’un fond de jeu.  L’équipe filait tout droit vers la relégation

Début novembre une soirée dansante était organisée par l’ensemble de l’équipe dirigeante au dancing le Calypso de Vesoul. Le président, déjà bien aviné et se montrant trop généreux avec certains invités, le trésorier lui en fit le reproche. La situation dégénéra au point que le trésorier préféra rentrer chez lui après m’avoir raconté l’incident. Dans les jours qui suivirent il fallut se rendre à l’évidence : il manquait beaucoup d’argent dans la caisse. Des témoins de la soirée ciblaient le président.                                                            

Une réunion exceptionnelle fut provoquée à laquelle les dirigeants, la presse et un représentant de la Ligue de Foot de Franche-Comté assistaient. Il fut demandé qu’un vote officiel soit fait pour l’exclusion du président. Celui-ci n’était pas venu seul, et des gens inconnus du club s’empressèrent de voter pour le sauver. Du délire !

Ne voyant aucune issue sérieuse possible, j’ai quitté les lieux accompagné par les journalistes et le représentant de la ligue. Je quittais définitivement le club.                                                                                                            On se retrouva pendant trois mois dans une situation ubuesque, du fait que la Fédération (donc la Ligue)  refusait de les reconnaitre et m’envoyait courriers et convocations comme si j’étais encore secrétaire du club.

A la fin de la saison l’équipe première fut donc reléguée, et beaucoup de joueurs (surtout les jeunes) quittèrent le club. Ce club qui allait mettre plusieurs années à s’en remettre. Quelques années plus tard l’ex-président paya au prix fort ses frasques, puisqu’il fut muté aux services fiscaux de Besançon en tant que guichetier. Dur pour quelqu’un qui était inspecteur des impôts.

C’est en 1974 que j’ai découvert le scrabble, et comme je me débrouillais plutôt bien, je jouais régulièrement avec mon épouse et un copain qui écrivait des bouquins. Nous avons assimilé rapidement la formule “duplicate” pour nous rendre au centre social de Luxeuil-lès-Bains, le dimanche 28 novembre 1976, où avait lieu le 1er Tournoi de scrabble régional, qualifié par l’organisateur de “Championnat de Franche-Comté” (même si un Lorrain était venu participer). J’ai remporté le tournoi et le titre (officieux).

En janvier 1977 j’ai créé l’association “Vesoul Scrabble Club”.

En février nous avons disputé un second tournoi à Luxeuil. Il y avait beaucoup trop de participants et c’était bruyant (certains se conseillaient à haute voix). J’ai demandé plusieurs fois au directeur du tournoi d’intervenir, mais il était dépassé. J’avais bien du mal à me concentrer et je me suis loupé sur un mot. Du coup j’ai préféré abandonner. C’est mon épouse qui a décroché la première place.

Mon épouse et mon copain se rendirent une nouvelle fois à Luxeuil, en mars, puis ce fut tout. Pour disputer un vrai tournoi il fallait parcourir plus de 200 km. J’ai joué encore longtemps, mais uniquement pour des tournois entre copains (sans jamais être battu).

En 1966, alors apprenti compositeur-typographe à l’IMB, j’avais lancé un concours de pronostics de foot réservé à mes collègues de travail, et ça avait bien fonctionné. J’ai voulu reproduire la même chose, mais à plus grande échelle, dans un café où je passais presque tous les jours, et où j’avais des copains et mes habitudes : le café de Pontarcher (appelé aussi le café Veillerot).

Le principe était simple : les participants s’engagent pour une saison. Il est remis à chacun une feuille hebdomadaire sur laquelle figure une liste de matchs dont il faut trouver les résultats et les scores. Les points marqués sont totalisés pour le classement général de l’année, et un classement hebdomadaire donne un autre classement (aux places).              Une somme est à verser par le participant chaque mois en fonction des places obtenues lors des classements hebdomadaires (chaque journée le 1er de la journée ne paye rien, le second verse 1 franc, le 3ème 2 francs, etc). D’autres classements annexes sont créés pour permettre à tous de se distinguer. La feuille remplie proprement est remise au patron du café le vendredi avant 19 h, celui-ci la tamponne pour éviter les contestations. Je ramasse l’ensemble et j’affiche le lundi les résultats. La cagnotte finale sert à payer un repas aux participants, et à acheter des coupes pour les meilleurs.

Du 26 octobre 1979 au 26 mai 1985, et en 6 éditions, 44 pronostiqueurs différents ont tenté leur chance dans une ambiance particulière et très joyeuse.

Le premier repas (en vérité midi et soir) se fit le 15 juin 1980 à Bussang, dans les Vosges. Quelques-uns avaient pris leurs voitures, mais pour la plupart ils avaient préféré prendre le car que j’avais affrété pour l’occasion.

A partir de l’année suivante j’ai opté pour un système de déplacement plus ludique pour assurer l’ambiance, ce que vous découvrirez dans l’article suivant.

Pour le repas annuel des pronostiqueurs je ne pouvais plus louer un car, qui grevait sévèrement notre budget, alors j’ai pensé à la formule “Rallye-promenade & Repas”.            
C’est pour ça que j’ai organisé 5 rallyes-promenades.
Le rallye servait de détonateur d’ambiance, et des coupes récompensaient les meilleurs équipages (en plus des prix du concours des pronostics).

Vu que j’étais seul à organiser, qu’en plus des questions il y avait 4 ou 5 jeux à faire dans des lieux différents, et que je n’avais pas le don d’ubiquité, il fallait tracer un parcours tortueux fait de détours, et imposer des horaires de passage. Le seul qui ne se promenait pas, c’était moi.

En contrepartie : que de souvenirs délirants !

Les femmes des pronostiqueurs étaient les plus motivées pour monter sur le podium final, et nous avons frôlé quelques divorces.

 

A noter : je dus arrêter les pronostics et le rallye en 1985, trop pris par les activités de mon entreprise personnelle.

 

En gardant comme base le Café de Pontarcher, j’ai organisé 3 concours de pétanque sur la Place Brel (attenante au café cité), ouverts à tous (client(e)s ou non), sauf aux licencié(e)s.

Comme j’ai toujours eu l’habitude de ne rien faire comme les autres, j’ai modifié quelques règles pour rendre ces concours plus attractifs, surtout pour les joueurs les moins doués.

Le troisième fut organisé en me servant de ma structure d’entreprise, mais toujours en association avec le patron du café de Pontarcher (café Veillerot).

Puis, de façon plus professionnelle, un quatrième concours sur l’esplanade du Lac de Vaivre, mais ouvert aux licencié(e)s.

J’avais assisté au printemps 1985, sur le circuit occasionnel) des Rêpes, à Vesoul, à une épreuve du championnat UFOLEP de l’Est de la France.

Les machines (des cyclos de 50 cm3) étaient très rapides pour la cylindrée limite, et les bagarres étaient spectaculaires.

J’ai donc organisé une épreuve identique, plus une course pour les non-licenciés, en inversant le sens de rotation du printemps (photos de l’affiche).

 

1984, CRÉATION DE LA MAISON DES CHÔMEURS

A la fin de l’été 1984, alors que j’étais au chômage, Guy BATLOGG m’a demandé de l’aider à créer une Maison des chômeurs. Il en existait une seule en France (à Lille). Guy avait déjà entrepris la plupart des démarches, et il avait déjà été rejoint par un dénommé Jean FISCHBACK. A trois il était possible d’avancer beaucoup plus vite, et à la fin du mois d’octobre ce fut l’inauguration officielle, en présence des personnalités et de la presse.

Cette “Maison des Chômeurs”, en l’occurrence un F 5 dans un immeuble du quartier du Montmarin à Vesoul (mis à disposition gracieusement par l’office HLM de Haute-Saône), devait servir à accueillir, orienter, aider les chômeurs, voire à fournir un emploi de proximité, et dans certains cas ultimes, héberger le chômeur. Deux utilitaires avaient été acquis auprès de La Poste pour le franc symbolique. Ils nous permirent d’employer quelques personnes pour le ramassage des cartons à recycler. D’autres emplois furent créés par la suite, surtout dans le secteur “Aides à domicile”. Je m’occupais plus particulièrement des gens fâchés avec l’orthographe, et je rédigeais leurs CV.

Tout comme mes deux complices je ne resterai que quelques mois, puisqu’au mois de juin 1985 je créais mon entreprise.

 A propos de Guy BATLOGG (que je connaissais depuis 1979 quand j’étais journaliste, et lui virulent membre du PS), c’est un personnage exubérant (on l’a vu s’enchaîner après les grilles de la mairie de Vesoul pour se faire entendre), et très actif (en juin de cette année, l’Est Républicain l’officialisait comme étant le créateur de 44 associations !). Nos routes se sont croisées plusieurs fois, et j’étais appelé à le croiser plus tard.                    (photo Est Républicain)

 

En juin 1985 je créé (avec le statut d’entreprise individuelle) : GH PRODUCTION. Le but : éditer un magazine sportif mensuel départemental (SPORT 70),  et organiser des évènements sportifs.

La chambre de commerce de la Haute-Saône se retrouva dans l’impossibilité de me donner son avis du fait que c’était la première fois en France qu’un magazine sportif départemental était édité. Les banques ne suivraient pas sans l’aval de la CCI. J’ai donc pris mon bâton de pèlerin pour trouver quelques particuliers qui pourraient me consentir un prêt pour la première année. Parallèlement j’avais commencé à organiser, comme indiqué plus avant (tournois de pétanque, courses de mob), et interviewer quelques champions.

                                                                                                  

J’avais besoin d’un parrain, un sportif haut-saônois dont on parlait à ce moment là. J’ai pensé à Frédéric VICHOT, qui avait gagné une étape du Tour l’année précédente (il allait en gagner une seconde pendant la préparation du n° 1 de Sport 70), et qui avait terminé 3ème de Paris-Nice quelques mois auparavant. Il accepta tout de suite ma proposition, et me donna rendez-vous le 25 juin à Saint-Dizier où l’équipe Miko – De Gribaldy peaufinait sa préparation à quelques jours du départ du Tour. C’est vraiment là queSport 70a pris son envol.

Les locaux de

GH PRODUCTION

et SPORT 70

(3 rue Baron-Bouvier)

 

Il faut changer le rythme des parutions, du fait que l’imprimeur n’est pas assez équipé et novice (il tenait une pizzeria dans l’Isère voilà moins de trois ans), et dès la sortie du numéro 3, Sport 70 devient un magazine bimestriel.                       

Le volume de travail est très important, puisque j’écris tous les articles (sous différents pseudos), je prends toutes les photos (sauf celles d’archives confiées par les interviewés), et je fais la maquette et le montage en imprimerie. A cela je rajouterai le démarchage publicitaire à partir du n° 5, n’ayant pas trouvé le personnel compétent pour assurer ce poste. Quelques copains viennent m’aider pour la distribution chez tous les buralistes du département à chaque sortie.

Hormis l’Est Républicain qui considère Sport 70 comme étant un concurrent (ce qui est totalement faux, sur le fond et la forme) et qui le boycotte, le lancement du premier numéro bénéficie d’une bonne information des journaux locaux et régionaux, des radios et de la télévision.

 

 

A l’occasion du Slalom de St-Loup 1985, organisé par l’ASA Luronne, je remets la coupe du vainqueur du groupe B à Jacques HENRY (ici caché par la coupe). A gauche, J.P. SIMON (président de l’ASA).

 

FIN DE GH PRODUCTION

Au début du mois de juillet 1986, il m’a été proposé un entretien avec Alain MARTIN, patron de la rédaction de l’Est Républicain pour la Haute-Saône, dans le but de trouver un arrangement pour que l’Est supprime son boycott. C’était la grande direction du journal à Heillecourt (54), représentée par Michel Laurent, qui était à l’origine de cette démarche Je me suis donc rendu à Heillecourt, accompagné par Alain Martin, pour finaliser nos accords. Une filiale de l’Est (Multi Média Futur) prenait en charge le démarchage publicitaire, en totalité et en exclusivité, pour Sport 70 et les organisations GH Production, et me ristournait (à 90 jours) une somme qui garantissait au minimum mon salaire et celui de ma secrétaire. En contrepartie l’Est déployait tous ses moyens pour promouvoir Sport 70 et mes organisations.

L’accord fut signé, et certains journalistes vésuliens de l’Est s’empressèrent de me proposer gracieusement des articles ou des photos. Alain Martin lui-même me proposa de rédiger “les essais auto”. Il se fit plaisir en prenant place à côté du double champion de France des rallyes, Jacques Henry (photo de la page 6 du n°8 ci-dessus).                                                                                      Mais moins de deux mois après il y eut du grabuge à Heillecourt, et Gérard Lignac (grand patron de l’Est) ferma “Multi Média Futur”. Les engagements financiers de l’Est ne purent être respectés, surtout lorsque nous nous aperçûmes que la démarcheuse de leur filiale avait été inefficace, et même très malhonnête en ne facturant pas les encarts publicitaires du “2ème Moto-Sprint 70(épreuve décrite plus loin). Elle projetait d’ouvrir sa boîte de pub, et elle amorçait de cette façon ceux qu’elle ciblait comme futurs clients !                                                                                                                            La perte financière était énorme et fatale. L’Est Républicain fit la sourde oreille aux rappels du tribunal et du liquidateur quant au contrat passé avec GH Production. Le grand quotidien régional qui se présentait comme mon sauveur venait de me couler ! Le juge estimait que Sport 70 était viable (ce qui n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd, en l’occurrence celle de l’imprimeur qui était présent, et je m’en apercevrai par la suite), et il essaya de me convaincre de poursuivre, mais les caisses étaient vides et il m’était impossible de tenir en attendant que la situation se redresse. J’ai donc déposé le bilan de GH Production.  Nous étions en mars 1987.

Sous l’appellation GH Production, en plus des organisations citées avant le sujet “SPORT 70”, j’avais organisé les deux rallyes et le tournoi de football présentés ci-dessous :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De belles bagarres pour ce premier Moto-Sprint 70 rendu délicat par des températures fraiches, et quelques secteurs sur une route rendue humide par quelques averses la veille au soir.

Une centaine d’engagés parmi lesquels les meilleurs spécialistes Français de la discipline : Bernard MILLE (venu spécialement du Pas-de-Calais), et le Lyonnais Frédéric DENHEZ. Face à eux quelques spécialistes régionaux comme Jean-Pierre FOLTZER (2ème du championnat de France 250 des rallyes) et Thierry BEHA (350 Yamaha).

Pour l’occasion, quelques très gros bras de la course de côte sont venus tenter l’expérience des rallyes, surtout avec les “spéciales” à faire plusieurs fois. Tout d’abord Dampvalley (courte et rapide), et surtout celle de “La Mer”, à Faucogney, longue et très tortueuse.

Il y a là Georges BOYER (champion de Franche-Comté en titre), avec sa Honda 1100 R modifiée pour rouler sur route ouverte. David AEBISCHER, Philippe LANOUX, Christophe ROUSSEL, Thierry EISEN et Martial CONTE sont venus, eux aussi, avec leurs bolides du dimanche.

Quelques anecdotes à retenir :                                                                                                     – départ de la spéciale de “La Mer” retardée à cause d’un fou furieux au milieu de la route avec une tronçonneuse. Les gendarmes durent intervenir.

Pour sa première montée de la spéciale de “La Mer”, Georges Boyer est trop généreux avec les gaz dans le premier long droit. Grosse chute qui obligera notre champion à abandonner (blessure à l’épaule).                                                                                                                      – Un side-cariste qui perd son passager plusieurs fois de suite dans une “spéciale”, c’est pas commun, mais quand il le perd à nouveau dans la même spéciale : ça fâche !

La remise des prix a marqué tous les esprits puisqu’elle se fit dans une boîte de nuit, réservée pour l’occasion, avec une mise en scène particulière.

Les trois premiers du scratch sur scène avec les motos), dans le noir le plus complet avant d’allumer les projecteurs : ça en jette !

Et Canard-Duchêne qui sponsorise cette remise des prix en offrant le champagne à volonté à tous les concurrents : ça en jette aussi !

Un ami qui était maire du petit village de Baulay (un peu plus de 300 habitants), était passé à mon bureau pour me demander si je ne pouvais pas organiser quelque chose dans sa commune.  J’ai répondu favorablement en organisant, le 29 juin 1986, le 1er challenge (de foot) des minimes du département avec des animations pour les spectateurs et les enfants. J’avais lancé une invitation à 12 clubs, et tous ont répondu positivement à cette invitation. La mise en place de la logistique sur place fut facilitée par la population très motivée, et je fus surpris de constater qu’il y avait bien plus d’entrées payantes que d’habitants dans cette commune.

Pour annoncer l’évènement j’avais mis en place une caravane publicitaire regroupant une quinzaine de sponsors de ce tournoi.

Les participants à cette caravane (voir photo en haut avec une partie du convoi qui attend pour un regroupement) avaient une boucle de 60 km à faire le samedi matin (veille du tournoi), suivant un parcours tracé en accord avec la préfecture.

Ma dernière organisation GH PRODUCTION :

 

Le premier Moto-Sprint 70 ayant été très apprécié par les participants, j’avais déposé presque aussitôt un dossier en préfecture pour une seconde édition, mais en choisissant la commune de Servance (à un peu plus de 50 km au Nord-Est de Vesoul) comme base.            L’éloignement m’avait obligé à de nombreux déplacements pour les contacts et la préparation technique, mais c’était insignifiant face à un argument géographique de poids : les Vosges Saônoises. De jolis paysages et des routes tracées pour la compétition à moins de 10 km : que demander de plus ? Alors j’ai mobilisé les troupes du MCHS à nouveau.

1 – Ambiance très décontractée pour le départ de la première boucle.

2 – Alors qu’il n’était que 9ème après cette première boucle (à 10″2 de CETTIER), Jean-Jacques SOUVAIS devançait tous les autres concurrents grâce à une 3ème spéciale du Mont de Fourche record (4’33″5).

 

3 – Yves CONSTANTIN, qui avait pris la tête à l’issue de la seconde boucle, voyait la victoire finale lui échapper pour 1″6, et tout ça après un rallye de 252 km, dont 22,2 km chronométrés.

 

4 – Frédéric DENHEZ, vainqueur du 1er Moto-Sprint quelques mois plus tôt au guidon d’une 250 Suzuki, chevauchait cette fois-ci une 250 Maïco qu’il jugeait pas adaptée à la spéciale rapide. Il terminera tout de même 4ème au classement sratch, à 15″4 de Souvais.

 

5 – L’ardèchois Pascal CETTIER avait fait parler la poudre dans la 1ère spéciale en s’adjugeant le meilleur chrono (avec la même moto que Denhez), mais une erreur de pointage lui coûtera 2 minutes et une chute dans les profondeurs du classement.

 

6 – A l’image de Marc DEFOREL, qui salue à sa façon le public devant la mairie de Servance, les Suisses du club “Racle-Bitume” étaient là, et bien là ! Ils rivalisèrent avec les joyeux drilles vosgiens de “l’Ecurie du Morbieux” (dont faisait partie Roland PERRIN avec son nounours) pour mettre de l’ambiance. 

 

7Question ambiance, ça avait déjà commencé la veille au soir à la salle des fêtes, où j’avais convié tous les participants et les habitants de la commune à une petite fête. Les motards (assis au premier rang) votaient pour l’élection de Miss Moto-Sprint 70.

8 – Le dimanche, en début de soirée, j’ai eu la chance de proclamer les résultats de l’élection de la veille, juste avant de procéder à la remise des prix du Moto-Sprint 70.

En début d’année 1987, et indépendamment de mes activités pour ERBÉ PRODUCTIONS (Rédacteur et démarcheur en publicités pour “Sport 70 Tourisme et Loisirs”), j’avais donné mon accord à l’ASA Luronne pour prendre en charge (démarchage publicitaire et maquette) les programmes de deux manifestations (voir ci-dessous).

En 1987, après mes déboires (fin de GH PRODUCTION + SPORT 70), j’adhère au MCHS (Moto-Club Haut-Saônois) qui avait collaboré avec moi pour l’organisation de mes deux “Moto-Sprint 70”.

 

 

Le MCHS (Moto-Club Haut-Saônois) est le plus ancien club moto de Franche-Comté, puisqu’il fut créé en 1947.

Dès le 29 mai 1949, il organisait un Grand Prix de vitesse de Vesoul (circuit dans les rues de la ville), et il en fut ainsi tous les ans, sauf en 1955 à cause du célèbre accident aux 24 h du Mans le 11 juin (84 morts).

A partir du début des années 50 il organise également un motocross international sur le circuit du Sabot (commune de Frotey-lès-Vesoul), qui prendra de plus en plus d’ampleur, et qui existe encore aujourd’hui, alors que le dernier circuit de vitesse n’existe plus depuis le début des années soixante.

Le MCHS a eu la chance d’avoir eu, de 1957 à 1976, un président qui était un organisateur hors pair (décédé en 1976) : Louis PAQUET.

J’avais eu l’occasion de parler plusieurs fois avec lui, et il était évident qu’il faisait sienne la devise du club : “toujours de l’avant”. Et gare à ceux qui ne respectaient pas ses organisations, comme ce fut le cas pour le Grand Prix 500 en 1970.

La TV Belge était sur place depuis plusieurs jours pour retransmettre l’épreuve en direct, alors que France 3 Franche-Comté n’avait rien dit de la semaine sur l’évènement. Quand l’équipe de France 3 s’est présentée avec son matériel pour accéder au circuit, elle fut donc purement et simplement refoulée.

En 1987 le club n’allait plus de l’avant, et il existait un fossé énorme entre les idées des anciens et des nouveaux. Le cross était prioritaire, et les pistards se sentaient oubliés.

Par contre, il faut reconnaître que la motivation était toujours là, et que les jeunes comme les anciens étaient dévoués.

Il ne manquait que les idées nouvelles.

Avec deux des membres, Georges BOYER et Serge HAUSTETE, qui participaient régulièrement aux épreuves de vitesse, nous avons décidé les autres membres à organiser une course de côte dans l’année. 

Le choix se porte sur le Mont de Fourche, puisque la montée de ce col servait de base à la spéciale de mon dernier rallye, et qu’ils étaient de service (pour la plupart) dans cette côte ce jour là. Date retenue : 27 septembre.

Je ne gérerai pas le programme-papier, vu que je serai parti en vacances au mois d’août (les premières depuis 9 ans à cause de mes organisations !), mais je m’impliquerai totalement dans la préparation et l’organisation de l’épreuve.             

Il en sera de même pour le rallye du championnat de France (5 & 6 septembre), où je serai chargé d’ouvrir la route avant le passage du premier concurrent. Pour l’occasion, une Renault 21 GTX très “particulière” sera mise à ma disposition par Renault-Luxeuil, et je me ferai accompagner -pour une partie de la 1ère boucle- par le champion Benoît DUCHÊNE à qui je céderai le volant pour le premier passage dans la “spéciale de La Mer” (de la publicité sera faite autour du passage de Benoît).

Pour mes débuts au sein du club, je prendrai en charge le programme (démarchage et conception) du motocross international du Sabot (voir ci-contre), et je m’occuperai des relations avec la presse sur le circuit.

En ce début d’année 1988, j’ai eu l’idée d’organiser un slalom pour les motos, calqué sur ce qui se fait avec les autos.            C’était une grande première nationale, mais j’étais persuadé que ça pouvait séduire, ne serait-ce que que par son aspect spectaculaire.
Naturellement les grosses cylindrées risquaient de souffrir, et il fallait donner autant d’importance aux classements des catégories qu’à celui du scratch.

 

 

 

Le lieu choisi était le Parc des Expositions de Vesoul (qui ne porte plus ce nom là désormais), à condition d’en exploiter la surface totale avec un tracé subtil.

Il fallait aussi calculer pour pouvoir enchaîner les départs, ce qui donnerait du rythme avec deux motos en même temps sur le parcours, sans qu’elles puissent se rejoindre ou se croiser, car il y avait un croisement de piste au milieu du parcours.

8 catégories seraient créées pour la circonstance : 125 route – 125 cross – plus de 125 cross – 500 route –  plus de 500 route – trail – enduro – side-car.

Les autres membres du MCHS donnèrent leur accord, et c’est ainsi que le 24 avril 1988 eut lieu le 1er slalom-moto de France. 

 

Jacques ANTOINE, maitre d’œuvre de la Fête des Cerises, cherchait à étoffer cette manifestation folklorique qui met tous les ans Fougerolles, capitale française du kirch, à l’honneur.

Un ami commun, Fabrice DUCHÊNE (corres- pondant du journal “Le Pays de Franche-Comté” et animateur radio à “Clorofil”), a pensé à moi pour organiser un évènement dans l’évènement.                 

J’ai donc voulu réunir douze sportifs qui devaient en découdre lors de 7 épreuves qui se disputeraient sur le stade local (sauf le contre-la-montre en vélo). Nom choisi : Compétition SUPERSTARS.

Les invités avaient une carte de visite globale impressionnante : 1 vice-champion d’Europe, 4 sélectionnés inter- nationaux, 22 titres nationaux, 89 titres régionaux, et plus de 500 victoires dans de grandes compétitions (hors sports par équipes).

Ce fut une journée sympa, même si j’ai appris tardivement que nous devions partager le stade avec des compagnies d’archers, ce qui a beaucoup nui à l’ambiance.

Pour la Course de Côte du Mont de Fourche, ultime organisation de l’année pour le MCHS, nous faisons le plein d’engagés. Le tracé étant intéressant, le revêtement irréprochable et la piste large, les concurrents de l’an passé ont fait notre promo.

 J’ai mis la photo de Christophe ROUSSEL, vainqueur du scratch l’an passé sur sa GSXR Suzuki, en couverture, mais sera t-il capable de réussir le doublé ? Non, il abandonnera suite à une grosse chute. Il l’avait emporté avec un chrono de 1’06″68, et cette année Bruno DORSCH s’impose en 1’05″3, devant Philippe RONFORT en 1’05″49.

L’an passé j’avais été obligé de faire le speaker (le président FOLTZER avait oublié d’en faire venir un). en plus de mon rôle de pilote de la voiture ouvreuse. Cette année je me suis à nouveau fait piéger.                    

Avant la reprise des hostilités l’après-midi, le président veut que nous fassions un aller-retour rapide jusqu’à l’arrivée pour voir si tout est en place. Je tiens ma vengeance : il va l’avoir son aller-retour rapide ! Deux messieurs que je ne connais pas veulent nous accompagner. Les inconscients !

Au retour (photo ci-contre de la  R 21 GTX mise à disposition par Renault-Luxeuil), ils étaient tous pâles et ne disaient pas un mot. Je n’ai rien dit non plus quand j’ai appris, peu après, qu’un des deux passagers était le commissaire de police responsable de la sécurité départementale !