A.S.A.M. Guilvinec-Tréffiagat

Biographie d’organisateur (2)

1989…

Pour le slalom moto et la course de côte moto du Mont de Fourche, je faisais régulièrement appel à mes copains de l’ASA Luronne (auto) pour qu’ils me prêtent et mettent en place la semi-remorque “Vesoul Electro Diesel”. Il s’agissait d’une imposante semi-remorque métallique fermée (mais avec plusieurs baies vitrées), rachetée à l’armée par Jean-Marie EUVRARD (patron de Vesoul Electro Diesel), puis cédée à l’ASA. Aménagée à l’intérieur, elle servait de base de logistique (chrono, speaker, administration, etc…) sur la ligne de départ de chaque épreuve. C’était toujours J.P. SIMON, ex-président de l’ASA, qui était le chauffeur de service.

Après avoir installé la semi pour notre Slalom Moto du 16 avril 1989, Jean-Pierre me proposa d’adhérer à l’ASA Luronne. J’étais une recrue intéressante pour eux du fait que je savais organiser, et que je pouvais gérer seul les programmes (démarchage publicitaire + maquette + suivi en imprimerie). J’ai dit OK ! Dès la semaine suivante je participais à une réunion de mise en place pour la Ronde Luronne (6/7 mai), et la semaine d’après j’accompagnais Patrick CHOLLEY à Corravillers, pour la réunion administrative de la Course de côte auto du Mont de Fourche du 28 mai.
L’année s’annonçait chargée avec 9 organisations et autant de programmes : Slalom Moto, Motocross international et Course de côte du Mont de Fourche pour le MCHS.
Et pour l’ASA Luronne : Ronde Luronne, Course de côte du Mont de Fourche, Auto-cross du Sabot, Sprint de Saint-Bresson, Course de côte de la Chevestraye et Rallye de Haute-Saône, à Corre (les pubs du programme de cette dernière épreuve sont démarchées par les membres de l’écurie Alicor, co-organisatrice de l’épreuve,  et gérée par Jérôme JACQUOT).
Le Slalom de Saint-Loup (le 1er octobre) ne rentre pas dans ma liste des programmes (il n’y en a pas), et la mise en place de l’organisation est presque entièrement assurée par Claude DORMOY (Président de l’ASA Luronne) et le Comité des Fêtes de cette commune. 
Le slalom-moto fut plus spectaculaire que le précédent grâce à certains engagés qui étaient venus avec une moto mieux adaptée à ce tracé, comme le futur champion de France de la Montagne, Jean-Pierre RONFORT, qui avait délaissé sa 1100 pour une 600 XT Yamaha. Vincent EISEN (vainqueur l’an passé) avait fait le chemin inverse par obligation, puisque devenu pilote du team SuperBikes (dirigé par Georges BOYER), il était tenu de s’inscrire sur une 125 MX1 Gilera du fait qu’il participait au championnat de France de vitesse avec cette machine. Il s’était aussi engagé avec une moto de cross (500 TE HVA).
C’est un inscrit de dernière minute, Olivier ROBERT (pilote international de motocross) qui l’emporte sur une 125 YZ Yamaha, en 1’20″701.                                                                                                                                                                                                                          Hors classement, une super finale réunissait les dix meilleurs de la journée, et Vincent EISEN (500 TE Hva) prend sa revanche sur Olivier ROBERT (1’19″745 contre 1’21″338″).
J’étais très inquiet les jours précédents, car le Parc des Expositions était entièrement squatté par des forains qui attendaient le 23 avril pour la Fête foraine de Vesoul (qui elle se déroule sur la Place Pierre Rénet, au centre de la ville). Les gendarmes s’étaient heurtés à un refus de partir des occupants, surtout que la municipalité n’avait pas de solution à proposer.

Je suis donc allé parlementer avec les responsables des forains, et j’ai pris la responsabilité de diriger tout ce petit monde sur la place des Allées, où j’ai expliqué qu’il y avait l’eau et l’électricité. Le maire n’a pas du tout apprécié ma démarche, mais je tenais trop à mon organisation.

Un des forains ne pouvait pas partir, bloqué par son manège qui était déployé pour être réparé. Je l’ai autorisé à rester à condition que son manège soit opérationnel pour le jour de la course, et qu’il en fasse profiter gracieusement les enfants présents dans le public.

Il a respecté nos accords, et comme en plus l’entrée au slalom était gratuite : tout le monde était content.

A peine entré à l’ASA Luronne, j’ai été nommé secrétaire-adjoint (puis secrétaire 6 mois plus tard), ce qui permettait une plus grande liberté dans mes actions. L’ASA est une très grosse association assez lourde à gérer. C’est évident quand on propose 7 ou 8 organisations chaque année (3 rallyes, 2 courses de côte, 1 slalom ou 2, et 1 autocross), et qu’on rassemble plus de 350 membres actifs (plus de 400 actuellement), dont plus de 95 % sont licenciés de la FFSA (pilotes, co-pilotes, commissaires, etc…). Chacun sait ce qu’il a à faire et le fait bien. Passionnés et très impliqués, ils ne sont jamais surpris quand ils doivent assumer une fonction particulière le jour d’une épreuve, et c’est ça que j’avais trouvé d’étonnant lors de la réunion préparatoire à la Ronde Luronne (épreuve la plus importante de l’ASA). Par contre, je ne sais pas s’il en est de même en 2017.
De mon côté je devais planifier mes missions “programmes”, sachant que chaque programme prenait environ trois semaines à un mois, entre le début du démarchage et la livraison. Il fallait donc travailler sur plusieurs publications en même temps.

J’ai donc ouvert la route avec une R 5 GT les 6 et 7 mai avec la Ronde Luronne (photo ci-dessous).   

 

J’avais profité du programme pour organiser un concours avec de nombreux lots à la clé, dont des tours à la droite d’un des pilotes des voitures ouvreuses du sprint de St-Bresson, le 14 juillet. J’ai eu l’occasion d’emmener deux des gagnants ce jour là, retrouvés l’année suivante au départ de ce même sprint… mais comme concurrents.                                               

Trois semaines plus tard se disputait la Course de côte (auto) du Mont de Fourche, et j’avais demandé aux autres membres du comité (et obtenu) l’autorisation de faire venir Stéphane PETERHANSEL en démonstration. Excessivement médiatisé par son Paris-Dakar, il pouvait nous amener des spectateurs en plus. Très professionnel, il avait fait venir de Paris la 490 YZ Yamaha avec laquelle il participait au Championnat de France Supermotard. Deux autres motards (Vincent EISEN et Philippe ROGER du team SuperBikes) étaient là eux aussi.

 

 

 

Entre le circuit de Motocross du Sabot et celui de l’Autocross, il y a moins de 500 mètres que je franchirai sans peine les 4 et 14 juin.

Je fais équipe avec André GEHANT pour organiser le Sprint de Saint-Bresson le 14 juillet. Ce rallye régional fait toujours le plein d’engagés car il ne demande pas un gros investissement pour les concurrents (5 boucles totalisant 190 km, dont 5 fois la même spéciale chronométrée de 3,8 km).

 

 

 

 

 

 

N’ayant pas de tête d’affiche pour jouer le scratch (Jacques HENRY s’étant fait confisquer temporairement son permis), j’obtiens la participation du Nancéien Jan-Hug HAZARD (BMW M 3), l’un des pilotes les plus réputés de l’Est de la France, en usant d’un stratagème dans lequel j’implique le maire de Saint-Bresson, qui bien que surpris, se montre très coopératif.

Avec André GÉHANT, nous voulons faire quelque chose de particulier pour ce Sprint 1989 qui coïncide avec le bicentenaire de la Révolution.

Je personnalise les plaques des concurrents en faisant un dessin lié à la révolution, sur fond bleu blanc rouge, et comme nous avons l’autorisation d’investir un peu d’argent pour immortaliser cette journée, André (qui est cadre chez SEB à Faucogney), négocie avec son usine un prix sur la fabrication et l’achat de 400 seaux à champagne, qui seront offerts à tous les engagés et à tous les bénévoles de l’organisation. Ils seront personnalisés avec une sérigraphie de mon dessin de plaque.

Nous peaufinons également un “après-rallye” avec l’aide de la mairie de St-Bresson, en proposant un repas au lieu-dit “Les Maires d’Avaux” à 19 h, suivi de la remise des prix à 21 h, et de l’Election de Miss Sprint à 22 h. Un grand bal gratuit sous chapiteau mènera les plus résistants jusqu’au petit matin, sans oublier un feu d’artifice tiré à minuit.

Ce fut une grande réussite sous un beau soleil, mais avec des températures un peu trop élevées (le goudron collait aux roues de la R 5 GT), au point que, victime d’un début d’insolation, j’ai dû abandonner tout ce petit monde avant le repas du soir.

Les organisations se suivent à un rythme fou, et j’ai l’impression de ne plus habiter à Vesoul.

Retour à la moto avec la course de côte du Mont de Fourche, pour laquelle j’ai eu le feu vert du comité du MCHS pour faire venir Stéphane PETERHANSEL dans les mêmes conditions que le 28 mai. Sa présence va doper les entrées et rassurer le président FOLTZER quant à son investissement financier.

Cette fois-ci Stéphane est engagé (avec sa Yamaha 490 YZ Supermotard), et on s’attend à une belle bagarre entre lui et les gros cubes (C. et J.P. SCHNEIDER, ROUSSEL), le vainqueur de l’an passé Bruno DORSCH (490 CR Honda), et un de ses rivaux du Championnat de France de Supermotard : Gilles SALVADOR (490 CR Honda Supermotard).  C’est SALVADOR qui l’emportera devant PETERHANSEL, avant que Stéphane ne soit déclassé pour utilisation de pneus non conformes (Michelin lui avait confié de nouveaux pneus à tester).

Une semaine plus tard je suis de service à la Course de côte (auto) de la Chevestraye, à Plancher-Bas, et une semaine plus tard je donne un coup de main au Slalom de St-Loup, avant de terminer la saison avec le Rallye de Haute-Saône, à Corre, où, une fois n’est pas coutume, je délaisserai Renault pour fermer la route avec une Alfa Romeo 75 2.0i Twin Spark (sponsor oblige principal oblige).

Anecdote à propos du rallye de Haute-Saône à Corre.  Le médecin habituel de l’ASA étant empêché, je devais trouver un autre médecin dans la dernière semaine. J’ai proposé le poste au docteur Alain VARENNES (qui suivait le Moto-Club Haut-Saônois sur toutes les courses motocyclistes, et qui allait me suivre encore longtemps sur mes autres organisations). Son accord ne faisait aucun doute, mais sa réponse quant au tarif de sa prestation fut surprenante : “Vous me donnerez ce que vous voudrez” !                 

A la fin de l’épreuve, alors que l’on s’affairait pour positionner les tables de la remise des prix et les coupes, il participa plus activement que nous tous à cette mise en place. Les deux Jean-Pierre (SIMON et BROUSSIER), pontes de l’ASA avec Claude DORMOY, et Jérôme JACQUOT (maitre d’œuvre du jour), n’en revenaient pas. Un toubib qui ne demande rien, ou presque, et qui bosse ? Alain VARENNES venait d’être adopté.

1990…

Dès le mois de janvier de cette année 1990, je quitte le M.C.H.S., ayant beaucoup de reproches à faire au président du club.                                                                                     Un vote à l’unanimité, moins une voix (la sienne), exigeait d’investir publicitairement avec différents journaux pour le motocross, sachant que celui qui bénéficiait de la totalité du budget n’était pas le plus lu sur le secteur Belfort-Montbéliard, et que nous perdions régulièrement du public. Pourtant, dès la semaine suivante il renouvelait son contrat avec ce journal !       

D’autre part, un poste était à pourvoir dans le comité, et l’absence de personnes de moins de 45 ans se faisant cruellement sentir, il semblait judicieux de choisir un des trois “jeunes” candidats à ce poste. Il n’en fut rien, puisqu’il a été choisi une personne absente ce soir là, et qui ignorait même totalement qu’elle avait postulé à cette fonction ! J’ai donc démissionné, ainsi que les spécialistes de la “vitesse” (Serge HAUSTÊTE et Georges BOYER).

Pour qu’ils puissent continuer à courir, nous avons fondé la semaine suivante : le MOTO-CLUB VÉSULIEN. J’ai refusé d’entrer au comité, ayant assez de travail avec l’ASA Luronne. Par contre, ils pouvaient compter sur moi pour la mise en place d’une organisation.

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Alors que La Ronde Luronne se profile, avec l’attribution d’une manche de la coupe de France des Renault 5 GT (Coupe Renault Sport Philips Car Stéréo), je commence à ressentir une certaine défiance de la part de quelques membres. On me fait gentiment comprendre que je suis un peu trop présent, au sens propre comme au sens figuré, puisque je passe au moins deux heures tous les jours dans le bureau de l’ASA pour remplir mon rôle de secrétaire, et pour régler les problèmes éventuels. Par ailleurs, certains désapprouvent mon initiative de faire passer une caravane publicitaire (genre Tour de France) le samedi, un peu plus d’une heure avant les premiers concurrents. J’ai beau expliquer à ces esprits fermés que c’est un plus pour l’évènement, et que cette exposition itinérante de nos annonceurs facilitera les futurs contacts publicitaires, ils ne sont pas très chauds. Mais peu importe puisque j’ai l’accord préfectoral, et des inscriptions. Ils grimacent aussi en apprenant que pour mes 5 tours en tant qu’ouvreur (1 le samedi et 4 le dimanche) j’aurai comme passager de droite un sponsor différent à chaque tour.

Quelques imprévus n’arrangeront pas les choses. Le vendredi matin (veille du rallye), à la demande de Jean-Louis BRUNELLA (concessionnaire Renault), je suis en pleine nature pour guider les employés d’une entreprise Vosgienne qui doit installer un chapiteau pour les responsables de Renault, et passer les consignes au traiteur qui nourrira ces personnes.    Les gens de chez Renault veulent être dans la Spéciale, dite d’Esmoulières pour ne rien perdre du spectacle. Dans le même temps je dois être à 60 km de là (à Vesoul) pour récupérer les téléphones fixes loués à France Télécom, et qui serviront pour les liaisons de l’organisation le dimanche. Ne pouvant m’y rendre (ce que j’avais prévu), j’ai demandé à mon père de tout récupérer à ma place. Mais il se trouve qu’il aura face à lui une remplaçante, totalement incompétente, qui lui dira que tout est déjà sur place. Naturellement le dimanche matin, deux heures avant le départ, nous ne trouvons rien, et c’est Renault-Luxeuil (J.L. BRUNELLA) qui nous autorise à prendre tous les téléphones de son entreprise. Le lundi je me suis rendu à France Télécom pour demander des explications au responsable. Il s’est excusé et m’a fait un courrier justificatif pour le comité. Le courrier est bien arrivé sur mon bureau de l’ASA, mais il a curieusement disparu peu avant la réunion de débriefing quelques jours après. Bonjour l’ambiance !

Mais ce n’était rien à côté de ce que j’avais vécu immédiatement après l’arrivée du rallye.

Alors que je faisais seul (merci les gars du club !) les tirages-photocopies (dans les locaux de Renault-Lure) des classements à remettre à tous les concurrents, un officiel est venu me demander de lui fournir les documents à remplir pour le rapport officiel de clôture. J’ai compris que la personne qui devait les prendre au bureau à Vesoul avait oublié (volontairement ?) de le faire. J’ai confié la suite  des tirages à faire à un représentant de Renault-Lure, et j’ai filé aussitôt à Vesoul (30 km) pour chercher le dossier manquant. Quand je suis revenu à Lure pour apporter les photocopies et les documents à la remise des prix… tout le monde était parti ! C’est là, je crois, que j’ai commencé à comprendre que j’étais devenu gênant pour un clan, celui-là même qui me reprochait d’être trop proche de gens comme le pilote Benoît DUCHÊNE, ou Jean-Louis BRUNELLA (sponsor principal de l’ASA). D’ailleurs j’allais en avoir la confirmation juste avant le départ du Rallye de Haute-Saône, à Gray, le 27 octobre.

Continuant à arpenter les routes de la Haute-Saône pour les programmes, j’ai eu désormais un rôle plus passif au niveau de l’organisation des deux ultimes épreuves de l’année (Course de côte de la Chevestraye et Rallye de Haute-Saône à Gray).

Pour le Slalom des 2 ponts, le 30 septembre à Saint-Loup, c’est Claude DORMOY et son équipe qui assuraient le gros du travail, comme ils le faisaient depuis la création de cette épreuve.

Les 26 et 27 octobre, le Rallye de Haute-Saône se déroulait à Gray (60 km au Sud-Ouest de Vesoul). C’est Eric TAMISIER et son compère Alain BRICE qui avaient pris la responsabilité de ce rallye qui se dé- roulait sur leur secteur.

Eric avait assuré le démarchage des pubs pour le programme, et je m’étais contenté de faire la maquette finale. Sinon je n’avais rien à faire. 

Une de mes fonctions de secrétaire était d’attribuer les numéros des coureurs dès la réception des engagements, et ce pour toutes les épreuves organisées par l’ASA. Dans des rallyes où il y a des rattrapages possibles à cause de longues spéciales (comme à la Ronde Luronne), je cherchais toujours à attribuer les plus petits numéros aux meilleurs dans chaque catégorie pour qu’ils partent avant les pilotes réputés moins rapides. Dans un rallye comme celui de Gray c’est automatiquement le contraire, pour faire monter la pression dans le public.

Et à Gray ça a fortement déplu à un copilote, membre comme moi du comité (dont je ne citerai pas son nom du fait qu’il est décédé), qui détestait Benoît DUCHÊNE, et qui n’admettait pas que je fasse partir Benoît quelques voitures après celle de son pilote qui avait la même auto (Renault 5 GT). Il fut très agressif et vulgaire, me promettant un avenir radieux au sein de l’ASA. Il montrait un visage bien différent de l’image qu’il avait toujours voulu donner de lui et que beaucoup gardèrent, mais c’était très édifiant. Enormément de bruit pour rien, surtout que son auto allait sortir définitivement  de la route dès la première des 6 spéciales.

C’est Benoît DUCHÊNE, copiloté pour l’occasion par le champion cycliste Frédéric VICHOT, qui remportait ce groupe très convoité.

Quant à moi, je savais ce qu’il me restait à faire.

Un mois plus tard, à l’issue d’un débat houleux en réunion de Comité, j’ai annoncé que je quittais mon poste de secrétaire, ne voulant plus être la cible de certains qui, réunis, n’étaient pas capables de faire un dixième du travail que j’avais effectué jusqu’à présent. Je restais simple membre occasionnel pour quelques rares épreuves pour lesquelles j’assurerais encore les programmes.

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La Ronde Luronne servant de support à la Coupe Renault, comme expliqué plus haut, Jean-Louis BRUNELLA (concessionnaire Renault, et sponsor principal de l’épreuve) avait fait venir une Renault 19 16 S pour l’occasion. Ce modèle devant être commercialisé la semaine suivante, IL ALLAIT ÊTRE VU POUR LA TOUTE PREMIÈRE FOIS EN FRANCE par le grand public, et j’allais être à son volant ! J’avais récupéré la voiture dès le jeudi matin pour m’y habituer. La tenue de route était superbe, grâce à un train arrière 4 barres. La vitesse de pointe (230 km/h) était pas mal non plus, bien que pas très utile pour un rallye où les grandes lignes droites sont rares. Avec ses 1764 cm3 il lui manquait le turbo pour “prendre le coup de pied aux fesses”, et les accélérations s’en ressentaient (8″4 de 0 à 100 km/h).

Le jeudi après-midi elle avait droit à sa décoration de course (avec mon nom en prime sur les ailes), sinon elle ne subissait aucune intervention ou préparation spécifique pour l’épreuve.

Pour la première boucle du samedi après-midi j’avais à mes côtés l’imprimeur Marc BLANCHARD, et j’ai parcouru la 1ère spéciale (Magny-Vernois) sans trop forcer, surtout que mon passager du jour venait de se faire engueuler. Il avait livré les programmes moins d’une heure avant le départ, obligeant nos équipes à fournir quelques efforts supplémentaires pour ravitailler les différents guichets dans les délais.

Pour la spéciale suivante, celle du Lac des Sept Chevaux à Luxeuil (2 tours de 1,6 km autour de l’étang), j’ai dû changer de rythme et me donner à fond, ne serait-ce que par respect pour les nombreux spectateurs (photos 1, 2, 3, 4).

Préoccupé par différents problèmes à régler le samedi soir, et n’ayant pas trop fait attention à qui partait immédiatement derrière moi, j’ai pris conscience des difficultés qui m’attendaient le dimanche, dès le départ de l’étape de Luxeuil (6 h 20 pour moi, pour un un départ dans la première spéciale “La Montagne” à 6 h 59). Nous devions parcourir quatre fois les deux spéciales du jour (La Montagne : 10,3 km, et Esmoulières : 17,8 km), et je venais de découvrir que l’ultime voiture ouvreuse partait une minute après moi… avec Philippe BUGALSKI, au volant d’une R 5 GT. 

Pilote d’usine Renault et invité d’honneur, il avait une voiture prête pour la compétition, avec un copilote professionnel pour lui lire les notes, alors que je n’avais rien de tout ça. La 19 n’avait même pas d’arceau de sécurité, et je devais piloter à vue. J’allais tout de même pas demander à chaque sponsor qui prendrait place à ma droite de lire des notes que je n’avais pas ? Je ne faisais pas le poids face au talent du bonhomme (voir ci-dessous la vidéo), et le palmarès qu’il allait se forger par la suite chez Citroën, avec notamment 2 victoires dans des rallyes du Championnat du Monde (sur Citroën Xsara). Si je partais une minute avant lui, ça voulait dire qu’il ne fallait pas qu’il me reprenne plus de 2 secondes au km dans la spéciale de 17,8 km, sous peine de le gêner. C’était vraiment pas mon jour de chance.

Nous avons discuté de ça les deux, et nous sommes allés voir le directeur de course pour qu’il laisse deux minutes entre nous. Prétextant un timing serré, il refusa : ça allait être chaud !

J’ai mis un point d’honneur à ne jamais être rattrapé, et ne jamais l’avoir aperçu dans mes rétroviseurs, et pire encore, dans le tout dernier passage (photo 5) j’ai rattrapé et doublé un ouvreur occasionnel (J.L. BRUNELLA avec une R 5 GT), parti  une minute avant moi, et qui venait lui-même de rattraper et doubler la voiture sono ! 

La R 19 16 S était une bonne voiture, conduite plusieurs fois par la suite, comme ici (photo 6) pour le Sprint de St-Bresson de cette même année où je fermais la route.

 

 

 

1991 sera, comme je l’avais dit, une année où je réduirai mon apport à la bonne marche de l’ASA Luronne, même si j’ai gardé beaucoup de copains parmi les membres. Aussi je participerai à la fabrication de deux de leurs programmes, surtout à la maquette à la demande de l’imprimeur. Par contre, j’irai donner un coup de main le 15 septembre, pour gérer le pointage de passage des concurrents à mi-parcours du Slalom de la Motte.

 

Je reprends du service avec la création et l’organisation de la 1ère Course poursuite moto de Pusey, sur le circuit de la Vallée, propriété du fantasque Patrice FROISSARD, pour le compte du Moto-Club Vésulien de Georges BOYER. Georges a négocié un accord de collaboration avec Patrice, qui gérera la restauration en échange du prêt de son circuit.

Le circuit de 712 m, qui est habituellement dédié aux karts, sera à parcourir deux fois, et l’épreuve comptera pour le championnat Alsace Franche-Comté de la Montagne.

Pour cette première édition, c’est Gérard BONNET (du M.C. BARR) qui l’emporte au scratch, sur une 250 RSR Honda, en 1’07″15, devant Régis BONJEAN (M.C.Vésulien) sur 500 CR Honda à 1″50, et Georges BOYER (M.C. Vésulien), sur 851 Ducati, à 1″52.

Les frères HERIOT (Trail 70) s’imposent en side-car (1’09″12) et finissent à la 7ème place du scratch. Le couple PIROUTET (A.M. du Doubs) les suit à distance (1’10″69).

 

Ultime collaboration indirecte avec l’ASA Luronne à la demande de l’imprimeur qui n’a pas de maquette prédéfinie.

Quelques rares textes, pas mal d’encarts publicitaires, pas de photos : “Faites pour le mieux, cher monsieur !”

Les tracés des spéciales ne sont pas exploitables, et il faut tout refaire.

Mais promis, juré, c’est la dernière fois !

En décembre 91, alors que je sillonnais les routes de Haute-Saône pour le compte du CNPA (Conseil National des Professions de l’Automobile), j’ai été amené à m’intéresser au secteur de Plancher-les-Mines, et plus particulièrement à la D16E, cette route à sens unique qui mène au site de la Planche des Belles Filles. Il y avait quelque chose à faire là, et j’en ai parlé à l’agent Renault local, Claude ETHALON. Comme il se trouvait que celui-ci était président d’un club motocycliste du Doubs, le Moto-Club de Sainte-Marie, j’ai décidé d’adhérer à son club pour créer la “1ère Course de Côte (moto) des Belles Filles. Le fait que son club soit dans le Doubs, et à plus de 45 km de Plancher-les-Mines, n’étaient pas des obstacles. Au mois de janvier j’étais convié à une réunion du club pour expliquer ce qui n’était encore qu’un “pré-projet”. L’accueil étant très favorable, je me suis lancé.

Choix de la date. Une seule possible en fonction du calendrier des autres épreuves de Franche-Comté et d’Alsace : le 19 juillet. Logiquement il avait été prévu le Grand Prix de France (moto) à Magny-Cours ce jour là, mais des différends financiers entre le président de la FFM et des organismes privés internationaux, dont celui dirigé par Bernie Ecclestone (grand argentier de la F 1) font que la date semble être libre (voir extraits des réunions de la FFM). Si le GP avait eu lieu à cette date, le coup n’était pas jouable du fait que le circuit se trouve à environ 3 heures de route d’ici, et que le public motard de la région délaisserait notre épreuve pour s’y rendre.

Les habitants de Plancher-les-Mines sont intéressés et enthousiastes, comme cet agriculteur qui propose de prêter et de livrer gratuitement toute la paille nécessaire, ne demandant que le remboursement des frais de carburant de ses tracteurs.

Un coup de téléphone rapide à la FFM pour savoir où en est le dossier Grand Prix du 19 juillet. Mon interlocutrice est catégorique : il n’y aura pas de GP cette année !

 L’énorme problème qui se pose quand on veut organiser quelque chose dans la montée de La Planche des Belles Filles, c’est l’accès du public. Voie sans issue, aucun accès facile (même en passant dans les bois), et je comprends le découragement d’éventuels organisateurs qui me précédèrent. La montée (de 4,2 km) des spectateurs ne peut se faire que par la route, mais à pied. Trop long ! Je contacte alors un autocariste de la région, et je lui expose ce problème. Il est prêt à participer pour débloquer la situation, en échange d’une forte action publicitaire. 8 bus feront les navettes (chauffeurs bénévoles à disposition) avant et après chaque manche. Seul le carburant restera à ma charge (comme pour l’agriculteur avec sa paille).

Le dossier est aussitôt déposé en préfecture. Deux semaines plus tard les responsables des administrations concernées, et les membres de la commission de vitesse me rejoignent en mairie de Plancher-les-Mines pour la rituelle tournée d’inspection des lieux. Tout se passe bien, et même mieux que prévu, puisque le représentant de l’ONF propose d’élaguer au plus large certains secteurs boisés pour la sécurité des participants et l’installation en toute sécurité des spectateurs, le responsable de la gendarmerie suggère une fermeture de la D 16 jusqu’au Ballon de Servance pour que cette route serve de parking aux spectateurs. Seuls deux pilotes gèrent un différend à propos d’une bosse dans une grande ligne droite, en pleine accélération peu après la sortie d’un droit. Le représentant des petites cylindrées (Philippe BESANCON) a peur de décoller à cet endroit, et me demande donc de réduire la montée à 2,4 km, alors que le représentant des gros cubes (l’Alsacien SCHNEIDER) se réjouit de décoller sur cette bosse, et veut surtout que je garde mon tracé initial de 4 km.

Une heure après, en mairie, tous les documents sont signés. J’officialise alors mon règlement et le formulaire pour les engagements des pilotes, et je commence à envoyer les formulaires aux concurrents qui figurent sur les listings fournis par deux autres organisateurs. Nous sommes à la mi-mai. Une semaine après j’apprends que le président de la FFM (Jean-Pierre MOUGIN) a cédé face aux exigences de la Fédération Internationale, et que le Grand Prix de France aura bien lieu le 19 juillet.

Trop risqué de faire ma course le même jour : j’annule tout !

La Planche des Belles Filles attendra encore vingt longues années avant d’acquérir une certaine notoriété… grâce au Tour de France.

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Avec la petite équipe du Moto-Club Vésulien, nous avions apporté quelques modifications par rapport à l’édition 91, mais sans modifier la longueur du parcours.

Georges BOYER, co-organisateur et concurrent (ici en couverture du programme avec le n° 415), avait de quoi être heureux de sa journée, et nous pouvions déjà nous projeter sur l’édition 93.

Pour la petite histoire, c’est Gérard BONNET qui s’est montré encore une fois le meilleur, améliorant son chrono de l’an passé (1’06″47 contre 1’07″15 en 91).

 

1994…

En septembre 1993, j’avais répondu favorablement à une proposition d’embauche d’une année, faite par Claude HENRY, responsable pédagogique d’une établissement scolaire privé catholique de Vesoul, Le Marteroy (environ 1000 élèves du primaire à la terminale). Il s’agissait en vérité d’un emploi de surveillant pour le collège (études en journée + la nuit du vendredi au samedi à l’internat des garçons, où là il y avait des lycéens). Je me suis dit : pourquoi pas ?

Le directeur, Michel DEBLOCK, était craint de tout le personnel, et quand il traversait la cour principale du collège, droit et digne, en lisant un bouquin, il se contentait d’un léger hochement de tête pour saluer les profs qu’il croisait. Je me suis demandé pendant au moins un mois si il savait que j’existais.                                                                                                                                                         C’était un boulot pas désagréable, surtout que j’étais très apprécié des élèves du fait que je dialoguais beaucoup, et que j’étais plus cool que mes coéquipiers (et coéquipières).

Au début du mois de novembre j’ai vu affiché, dans la salle des profs, un appel pour les projets de “La semaine blanche“, avec une date limite de dépôt du projet complet. Un prof d’EPS que je connaissais, Michel GUERS, m’expliqua que : “La semaine blanche est une semaine sans cours, et c’est toujours celle qui précède les vacances de Pâques. Les professeurs proposent alors des activités inédites (ou un plus gros projet) pour toute la semaine, et les élèves s’inscrivent pour l’activité, ou le projet, qu’ils préfèrent. Mais… c’est réservé aux profs.”.

Il en fallait plus pour me refroidir. Ne dit-on pas “qui ne tente rien n’a rien ” ? Alors j’ai préparé un dossier que j’ai déposé avant la date limite prévue. La secrétaire était sceptique quant à la réponse du directeur, et certaines vieilles profs un peu bigotes jugeaient ma démarche inappropriée. Deux jours après le directeur demandait à me rencontrer, et après m’avoir bien écouté et questionné, il me donnait son feu vert. Il faut dire que je proposais deux projets en un, et que médiatiquement c’était un gros bonus pour Le Marteroy.

Le projet ? Du 9 au 16 avril 1994, je propose un séjour découverte de la Cornouaille, limité à 44 élèves de la 4ème à la terminale. Le voyage se fera en car, et nous serons basés au Domaine du Dourdy à Loctudy (29750). J’assurerai l’encadrement avec deux autres surveillants et un professeur (mon copain Michel GUERS). Le coût du voyage (déplacements, repas, hébergement et visites) sera à la charge des parents des enfants inscrits.                        

Pour diminuer ce coût, un second projet lui sera associé : une course à pied qui aura lieu le samedi 5 mars, organisée officiellement par l’Association Sportive du Marteroy. Cette course générera l’édition d’un programme-papier qui permettra de récolter des fonds grâce aux encarts publicitaires vendus.                                                                                                        

Tous les élèves inscrits pour le séjour s’engageront à démarcher pour ce programme, ce qui constituera un bon exercice pédagogique et une première approche de la vie active. Les bénéfices dégagés (par rapport au prévisionnel des frais du séjour) seront ristournés aux parents, au prorata des résultats de leur enfant dans l’opération démarchage-pub. Une option différente sera proposée (à la place de la ristourne), le paiement en espèces à l’élève (argent de poche) juste avant le départ. C’est l’option qui sera choisie par tous les parents.

 

J’avais choisi la Cornouaille du fait que je connaissais  bien la région depuis 1967, et que je venais y passer mes vacances régulièrement quand j’en prenais. Plus spécialisé sur le Pays Bigouden, le Cap Sizun, et la Presqu’ile de Crozon, j’avais une bibliothèque à moitié remplie de livres de ces régions.

Au Dourdy, nous étions répartis dans 24 penty, ce qui plaisait vraiment aux élèves qui ne s’attendaient pas à tant de luxe.

Le programme des visites était concocté de façon à ne pas laisser de temps mort, et certains avaient du mal à suivre le rythme, comme le jour où nous sommes allés sur l’Ile de Sein et que nous avons failli en laisser deux sur l’ile.

Au début de l’année j’avais vu les manifestations violentes des gens du monde de la pêche, surtout ceux du Guilvinec, grâce à un reportage de la télévision Suisse.

Dans ce reportage, on voyait souvent le même marin-pêcheur témoigner, et ça m’a donné une idée. J’ai joint au téléphone le réalisateur du reportage, et il m’a donné les coordonnées complètes de Christian DUPUIS.

Je l’ai contacté à son tour, en lui expliquant le séjour découverte, et que nous en profiterions pour mener une action symbolique en soutien aux marins-pêcheurs, en les accueillant avec un poème le lundi 11 avril sur le port du Guilvinec quand ils accosteraient au retour de la pêche.

J’ai donc écrit ce poème que j’ai également illustré, et j’ai fait faire un tirage sur des cartons A 3 pour chaque élève.

Prévenue, la presse locale était également au rendez-vous, tout comme (mais là c’était le hasard !) la chaîne japonaise NHK qui faisait justement un reportage sur les ports Bretons, et qui s’est donc intéressée à notre action.  

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 Mais avant il y avait eu “Les Foulées de La Motte”…
Le parcours devait mener les coureurs de la place Pierre Rénet au sommet de la Motte, avec un détour dans les rues de Vesoul pour atteindre 5 km, mais le commissaire de police s’y était opposé par courrier, refusant même de me rencontrer pour en parler. Je me suis donc contenté d’un départ de la rue St-Georges (voir photo aérienne ci-dessus), pour un tracé de 1,7 km.
C’était pas très long, mais ça allait être violent avec un dénivelé ascendant moyen de 15,29%, et les 500 derniers mètres à plus de 20% !
Ca faisait peur à beaucoup de bons coureurs régionaux qui préféraient venir voir avant de décider.

Les journaux locaux commençaient à traiter du sujet suivant : qui sera le premier coureur à inscrire son nom au palmarès des Foulées de la Motte ?

Du côté de l’organisation j’avan- çais seul, tout en sachant que des élèves (de terminale) inscrits au séjour en Bretagne serait là dès le samedi matin pour m’aider, ainsi que quelques professeurs d’EPS menés par Michel GUERS, qui ne savait pas encore qu’il venait de signer un long bail avec cette course.

Un bail pourtant moins long que celui de Salan SOLTANI, grand champion régional d’athlétisme, et qui m’avait promis de participer à l’épreuve lors d’une discussion dans le magasin d’articles de sport “Sportonic” dont il était le gérant. Je n’y croyais d’ailleurs pas trop puisque le lendemain (dimanche 6 mars) il devait disputer la finale des championnats de France de Cross.

Mais il est venu et l’a emporté sans surprise. Par contre, le lendemain, il le paya cash. Il m’a avoué qu’il ne le regrettait pas, surtout du point de vue médiatique (quelques jolis articles dans la presse régionale, et sa photo dans la montée finale à la une de l’Est Républicain”).

Chez les femmes, la première à inscrire son nom au palmarès fut Anne-Marie CLERC (CF Luxeuil), 47ème au scratch en 10’00”.

Du côté des sponsors j’avais retrouvé J.L. BRUNELLA, qui avait rajouté à son chèque le prêt des véhicules de l’organisation.

Le lendemain de l’épreuve (dimanche matin), alors que je procédais au nettoyage de la salle de classe qui avait servi à l’intendance de la course, j’ai eu la visite surprise du directeur, Michel DEBLOCK, venu me féliciter et me remettre quelques photos prises la veille. A compter de ce jour, je fus le seul qu’il venait saluer quand il traversait la cour du collège.

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Une de mes collègues, qui s’occupe de l’internat des filles, aimerait que nous organisions quelque chose qui mettrait les internes en valeur, et si possible peu avant les vacances de Noël. Deux jours plus tard je lui propose d’organiser une soirée théâtrale, le 14 décembre, dont les interprètes seraient les élèves, et ouverte au maximum de public. Le directeur donnera son accord, mais uniquement pour un public sélectionné. Dommage !

Le travail se fait en commun avec les élèves pour le choix des sujets qui devront tous être humoristiques, et début novembre je commence à écrire des sketchs, ou en adapter certains très connus. Les répétitions se font chaque vendredi soir à partir de la mi-novembre, pour être au top le 14 décembre. 

Ce sera une belle et agréable soirée, très appréciée par le public, à qui je promets de renouveler l’opération l’an prochain.

1995…

L’opération démarchage de vente des encarts publicitaires pour le programme de la course à pied est une grande réussite. Tous les élèves inscrits pour le séjour en Bretagne ont joué le jeu à fond, et nous sommes au mieux financièrement pour les deux évènements (Foulées de la Motte et Séjour en Cornouaille).

En 1994, il y avait 84 inscrits pour les Foulées de la Motte (pour 79 partants), et cette année ils sont 129 au départ (pour 134 inscrits). Une progression de 50 inscriptions très appréciable.

J’ai modifié certaines choses quant à la dotation, et rajouté un grand vin d’honneur à l’issue de la remise des prix. Un repas a réuni tous les bénévoles qui sont venus me rejoindre pour cette grande fête.

Salan SOLTANI étant blessé (et donc absent), ce sont les seconds couteaux qui se sont livrés une âpre bataille pour profiter de l’occasion unique offerte.

C’est le gendarme Daniel ROZZI (3ème l’an passé) qui a dicté sa loi, malgré la résistance d’Elie VALY et Georges THEVENOT, et surtout le retour du bisontin Jacques PAOLI qui vient “mourir” à 8 secondes de Daniel.

Chez les femmes tout s’est joué au sprint, et Virginie BRIGNOLI bat Manuella BURGOS de une seconde (9’54” contre 9’55”).

A noter la présence d’un vétéran 3, Jean-Marie ANDREUX, qui termine 114ème en 11’32”, et qui a la particularité de venir depuis le département voisin des Vosges… en mobylette !

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Le séjour était la copie conforme de celui de l’an passé, sauf qu’il m’était imposé une accompagnatrice supplémentaire, une  professeure de philosophie, Angèle DUBOIS, un vrai pitre.

J’avais rajouté un concours au séjour, où tout était basé sur l’attention portée par les élèves pendant les visites. Et le dernier soir, il a été proposé d’improviser un défilé de mode dans le salon du château du Dourdy.

Des lots récompensaient les meilleurs élèves.

Un film a été également réalisé, puis mis sur cassette VHS, avant d’être offert à toutes et à tous.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Fin juin, j’avais été exceptionnellement convié à participer à une réunion de travail restreinte du comité d’établissement (réunissant les professeurs principaux et le directeur). Parmi les mesures prises pour l’année scolaire à venir, figurait celle d’un développement de la communication extérieure au travers d’actions régulières. Les professeurs me demandèrent de gérer ce poste.

C’est en me rendant à la réunion d’avant-rentrée de septembre que j’ai appris que je ne faisais plus partie de l’établissement ! Le directeur avait jugé que la situation financière du Marteroy ne permettait pas me proposer un CDI. Il n’avait même pas eu la politesse de me prévenir.

La direction du Travail ne l’entendait pas de cette oreille, vu que des engagements avaient été pris un an auparavant. Des professeurs se manifestèrent aussi, mais le directeur répondit que d’autres licenciements étaient envisagés pour le premier trimestre.

Un mois après il demandait à Michel GUERS et aux autres profs d’EPS de prendre en charge l’organisation des “Foulées de la Motte” 96. Le refus de ces derniers fut immédiat, arguant que (je cite) : “Nous sommes incapables de mettre en place une telle organisation, et nous considérons que l’épreuve appartient à Gérard HUGARD”.

L’intérêt que suscitait cette course me força à continuer à l’organiser, mais sous quel nom ? Juridiquement une association (si possible sportive) était indispensable pour déclarer l’épreuve, et la réunion des organisateurs de courses pédestres approchait. J’ai contacté un ami (organisateur d’une course lui aussi, mais à Port-sur-Saône) qui présidait le club des coureurs portusiens, et il m’a donné son accord pour que son club serve de prête-nom aux Foulées.

Dans le même temps, comme je cherchais une base logistique et des renforts pour le démarchage des publicités, j’ai proposé mon organisation à l’Ecole de Commerce, attenante à la Chambre de Commerce, située à moins de 200 m du Marteroy. Là aussi l’accord fut immédiat. Je pouvais utiliser les locaux de l’établissement pour la logistique de la course, et une classe de l’Ecole de Commerce*** allait m’aider à travailler sur le programme.

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*** J’avais déjà eu l’occasion de travailler avec une classe de l’Ecole de Commerce, fin 91 à début 92. A l’époque, je travaillais au CNPA (Conseil National des Professions de l’Automobile), et j’avais voulu récompenser les meilleurs professionnels de l’automobile de Haute-Saône (Concessionnaires, agents, carrossiers, etc.), en organisant LES TROPHÉES DU CNPA. Pour ce faire j’avais mis en place une enquête approfondie sur place, et j’avais utilisé les élèves comme de faux clients. Après une courte formation ils se rendaient individuellement chez des professionnels préalablement sélectionnés, et posaient quelques questions pointues. Ils notaient également l’accueil et la propreté des lieux.

1996…

 

N’étant plus lié au Marteroy et aux impératifs d’occupation des locaux, je repositionne l’épreuve un dimanche.

Certains professeurs du Marteroy ont voulu poursuivre l’aventure en ma compagnie, ainsi que quelques ex-élèves de terminale, ce qui me facilite grandement les choses pour les consignes passées pour l’organisation de la course, vu qu’ils savent déjà comment je fonctionne.

Je bénéficie aussi de la participation de Gilbert BLANC (président du club des coureurs de Port-sur-Saône qui me sert de prête-nom pour la Fédération d’athlétisme), et qui organisera sa course “Les foulées portusiennes” deux semaines plus tard, ou je serai de service comme speaker.

Quelques élèves de l’Ecole de Gestion et de Commerce sont venus travailler, et j’ai accepté l’aide d’un informaticien amateur, Luc PLOUSEY, qui est commandant de Police la semaine, et qui sera à mes côtés pour les autres éditions.

Bizarrement il y a un peu moins d’engagés que l’an passé, mais le niveau est un peu plus relevé avec le retour de Salan SOLTANI, et la présence de quelques coureurs du GAHS. Daniel ROZZI (vainqueur en 95) est blessé et ne prendra donc pas le départ.

L’opération “démarchage pub-programme” fut moins bonne que je pouvais le penser en m’associant avec les élèves de 1ère année de l’Ecole de Gestion et de Commerce, puisqu’à eux tous ils présentèrent un bilan inférieur au mien. Mais ils promirent de faire mieux en 97.

La remise des prix se faisait dans la grande salle de la Chambre de Commerce et d’Industrie, très spacieuse et lumineuse.

 
A l’occasion de cette remise des prix, nous dûmes faire face à un caprice d’une concurrente. Manuella BURGOS, qui était classée seconde des femmes, et première des vétéranes, refusa de monter sur le podium pour que nous lui remettions sa coupe, sous prétexte que celle-ci n’était pas accompagnée d’un bouquet de fleurs ! C’est Alain JOYANDET, notre sénateur-maire, qui a joué les sauveurs en s’éclipsant discrètement pour revenir avec un bouquet. Nous venions d’éviter l’incident diplomatique avec le Portugal !________________________________

J’ai pris l’habitude de commencer à préparer l’édition suivante dans les quinze jours qui suivent l’épreuve, ce qui permet une meilleure mémorisation des bons et des mauvais points. Cette ainsi j’ai modifié pas mal de choses pour 1997, cherchant avant tout à attirer de bons coureurs, mais en gardant le même principe : aucune prime de départ à un concurrent, quel qu’il soit !

Au mois de septembre, Luc PLOUSEY m’informe que le commissaire de Police a été muté, et que le nouveau (à qui il a parlé des Foulées de la Motte) est disposé à me rencontrer. J’ai donc rendez-vous dans les jours qui suivent avec le commissaire Eric ECKEL, nouveau directeur de la Sécurité Publique. Je lui montre mes différents projets de tracés, et il ne voit aucune opposition à ceux-ci. Je vais enfin pouvoir développer cette épreuve comme je le voulais.

D’autre part, et pour bénéficier d’une plus grande liberté, je décide de créer une association qui sera adhérente de la Fédération Française d’Athlétisme. Le choix du nom est vite fait, puisque les Foulées sont nées avec le séjour au Pays Bigouden, et que l’ancien nom de ce dernier est Cap Caval : ce sera l’A.S. CAP CAVAL.

Je m’associe encore une fois avec l’Ecole de Gestion et de Commerce pour les Foulées 1997, gardant à mes côtés les élèves de l’an passé pour le démarchage du programme.

1997…

 

 

 

Comme je m’en doutais avec l’allongement de la distance (de 1700 m à 3200 m), l’augmentation des inscrits a été spectaculaire, puisque ce chiffre est passé de 120 en 96, à 316 cette année.

 

 

 

Parmi les nouveautés qui pouvaient attirer ou séduire les concurrents, il y avait (en plus des 70 coupes, d’un trophée et une super-coupe, ainsi que les primes) des tee-shirts aux 200 premiers inscrits, des équipements sportifs… et :

8 séjours (une semaine x 2 personnes) au Maroc,

8 séjours (une semaine x 2 personnes) en Tunisie, 

3 chèques-montagne (séjours d’une semaine en Haute-Savoie).

 

 

 

Il était également possible, pour les spectateurs, de gagner un séjour d’une semaine pour 2 personnes en Tunisie en répondant à une question posée sur le programme (distribué gratuitement).

 

 

 

La course était entièrement retransmise en direct sur Radio Star.

 

 

Parmi mes nouveaux principaux partenaires commerciaux (en plus de Radio Star), j’accueillais avec plaisir Mc Donald’s et le Casino Paradise de Luxeuil.

Les membres de l’Amicale de la Préfecture de la Haute-Saône étaient venus renforcer ma petite équipe, et le Club photo de la SNCF avait réalisé un reportage complet sur l’évènement.

Débordés par le succès, il fallut solutionner un énorme embouteillage à l’arrivée des concurrents (à partir de la 180ème place, environ).

Même problème pour la remise des prix, avec une salle limitée à 450 personnes qui ne pouvait pas accepter tous les coureurs et les accompagnateurs.

La presse régionale  : L’Est Républicain, La Presse de Vesoul & La Presse de Gray, Le Pays de Franche-Comté, les magazines nationaux spécialisés, et France 3 Bourgogne Franche-Comté, ne se sont pas privés de présenter et de relater l’évènement, et cet appui médiatique était bénéfique pour cette épreuve, et pour toutes les autres éditions à venir.

La collaboration avec les élèves de l’EGC cessera après cette édition (mauvais résultats).
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Le 22 août je prêtais assistance (avec quelques membres de mon équipe) à l’ami Fabien CHOLLEY *** pour lui organiser (le vendredi matin) la première étape de son Raid INDIANA SAÔNE, raid qu’il organisait depuis plusieurs années avec l’aide d’autres associations qui géraient différentes étapes. Ce raid de trois jours en autonomie totale était une véritable aventure humaine.

La première étape (photos ci-contre) voyait les engagés utiliser une grande partie du tracé des “Foulées de la Motte”, mais en VTT.

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*** Fabien se consacre désormais à ses “JungleRun” http://www.thejunglerun.com/

Après avoir fait le speaker de l’épreuve de Gilbert BLANC (Les Foulées Portusiennes), peu de temps après les Foulées de la Motte, il m’était programmé un coup de main au Semi-marathon de Vesoul (organisé par nos amis de l’Amicale de la Préfecture en octobre), avec deux ou trois gars de mon équipe.

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Au mois de mai, René FOLTZER (le président du MCHS) m’avait demandé de lui rendre un service : prendre en charge le programme de sa course de côte du 31 août, vu qu’aucun membre du MCHS ne voulait démarcher pour les pubs, et que personne ne savait préparer une maquette.

C’était délicat à cause de la date butoir, car je partais en vacances la dernière semaine de juillet et les deux premières d’août, mais si ça pouvait dépanner, après tout, pourquoi pas ?

La difficulté du démarchage venait du fait que l’épreuve se déroulait à la limite des Vosges, m’obligeant à faire de longs déplacements, mais j’ai assumé. Je fis la maquette dès mon retour de vacances.

J’ai donc rempli ma mission (assurant même la livraison), mais je n’ai pas pu en dire autant de mon commanditaire, puisqu’il me fut remis une somme qui ne remboursait même pas un sixième de mes frais d’essence !

1998…

En octobre 1997, après une discussion avec Patrick PEREIRA (journaliste à l’Est Républicain le dimanche, et cadre dans un établissement accueillant des handicapés mentaux le reste de la semaine), je propose d’intégrer les sportifs handicapés mentaux aux Foulées 1998 pour un trophée national. La proposition est accueillie avec enthousiasme par les responsables de la FFSA (Fédération Française du Sport Adapté), et adoptée à Paris, le 14 novembre de la même année. Les sportifs handicapés mentaux seront classés avec les autres coureurs (scratch et catégories), et parallèlement auront un classement spécifique. C’EST UNE GRANDE PREMIÈRE EUROPÉENNE (dixit le Docteur MALITCHENKO, Président de l’AHSSEA) !

Le vendredi 23 janvier 1998, la presse est conviée à une grande présentation officielle des Foulées de la Motte (et du Trophée National du Sport Adapté) en présence de nombreuses personnalités.

Même la presse nationale s’empare de l’information, comme ici “VSD“.

Dans le même temps, La Poste et MMC (Mutuelle Médico Chirurgicale) rejoignent Les Foulées.

Quelques modifications sont apportées à l’épreuve :

  • De la couleur en couverture du programme.
  • Je repousse l’arrivée du parcours de 100 m, pour éviter les embouteillages de 1997.  Du fait que les soixante-dix derniers mètres seront en descente, les concurrents n’auront pas tendance à s’arrêter pas sur la ligne d’arrivée.
  • L’aire d’arrivée sera beaucoup plus grande et pratique.

Les foulées passent donc de 3200 à 3300 m.

Je change également de base logistique le jour de l’épreuve en occupant les Halles (pour l’administratif et la remise des prix), et la place Pierre Rénet pour le départ.

Je reprends également la totalité de la gestion publicitaire en me séparant de l’Ecole de Gestion et de Commerce, vu le bilan négatif des élèves (pourtant financièrement intéressés).

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En janvier, le Ministère de la Jeunesse et des Sports m’avait informé que la Ministre Marie-George BUFFET était très intéressée par mes initiatives (notamment le trophée du Sport Adapté), et qu’elle serait présente ce 29 mars pour assister à l’épreuve.

Aussi bonne soit-elle, cette venue avait perturbé la préparation de l’épreuve, et à la réunion de travail avec les services concernés (police, mairie, etc.), nous cherchions de quelle façon adapter le protocole et la sécurité de la ministre, sans perturber le timing de la manifestation. Un véritable casse-tête, surtout si elle voulait suivre intégralement la course des As.

Un changement d’emploi du temps allait tout résoudre, et elle me faisait parvenir un courrier le 24 février pour me faire part de son absence. Elle demandait donc à Monsieur AUBRY, Directeur Régional de la Jeunesse et des Sports, de la représenter.

Il y a environ une cinquantaine d’inscrits supplémentaires par rapport à l’an passé, mais l’intérêt vient plutôt de la qualité du plateau, avec, chez les hommes :

Salan SOLTANI, (FC Sochaux), l’homme des Foulées de la Motte (3 fois vainqueur), par ailleurs ex-champion de Lorraine de cross, ex-champion de Franche-Comté de cross, plusieurs fois champion de Franche-Comté du 1500 m et du 5000 m, etc.

Dominique GRANDJEAN (FC Sochaux), ex-international junior (cross et piste), 12ème d’un championnat de France (cross), 2 fois champion de Franche-Comté de cross, etc.

Philippe PINOT (GAHS), plusieurs fois champion de Franche-Comté junior (cross et piste), plusieurs fois champion de Haute-Saône de cross, etc. Il s’est répandu dans la presse en annonçant qu’il allait battre SOLTANI, ce qui a amené encore plus de public pour assister au duel.

Bruno CHERET (ASPTT Paris), second ici l’an passé.

Emmanuel GARRET (GAHS), 2ème en 96, quatrième en 97.

Daniel ROZZI (GAHS), vainqueur en 95, mais c’était en l’absence de Soltani, et surtout avec un niveau beaucoup moins relevé.

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Il y a toutefois un super favori tout désigné, qui promettait de venir faire les Foulées depuis deux ans, et qui est enfin là : Jaime MENDES. Le Portugais, qui habite à moins de 30 km d’ici, est tout simplement le CHAMPION D’EUROPE DE LA MONTAGNE ! Il va donc être dans son élément avec cette course.

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Chez les femmes, là aussi il y a une favorite toute désignée, qui devrait survoler ses adversaires : Nelly GLAUSER. La Suissesse (licenciée à l’AUA Delle), affiche un palmarès impressionnant : 20ème aux championnats du Monde de marathon 95, 34ème au marathon des Jeux Olympiques d’Atlanta, sélectionnée 5 fois aux championnats du Monde de cross, et 4 fois sur route, championne de Suisse du marathon (95), du 10000 m (97)… vainqueur des marathons de Worben (95), Neuf-Brizach (92)… 4ème à Rotterdam (96), 13ème à New York (96), 3ème à Vienne (97), 11ème à Paris (94), 13ème à Londres (95), etc.

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A SIGNALER :

La magnifique performance du cadet Guillaume CHEVILLARD, Vesoul, qui termine à la 11ème place en 13’39”.

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EN SPORT ADAPTÉ :

Victoire de Dominique LABIGAND (Claire Joie Gevigney 70), 182ème en 17’49”, devant Davy HECHE (Claire Joie 70), 241ème en 19’24”, et Christian COLLIER (ASLBS Colombes 92), 255ème en 19’48”.

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GAG !

Je savais qu’il y aurait du monde et du beau monde. Je m’étais d’ailleurs amusé à “pondre” une affichette à quelques exemplaires deux mois avant la course, et avant l’affiche officielle. La voici :

 Le 21 août, je suis à nouveau de service (avec quelques gars de mon équipe), pour organiser la première étape de “INDIANA SAÔNE 99”.
C’est la même chose que l’an passé (montée de la Motte en VTT), sauf que je fais l’arrivée vraiment au sommet (les concurrents doivent contourner la statue de la Vierge).
Nous devons faire un relevé du chrono à chaque passage, mais Fabien CHOLLEY (organisateur de l’épreuve), un peu distrait, n’a pas communiqué l’heure de départ exacte du peloton, vu qu’il a oublié de la noter lui aussi !

 

1999…

Le 16 janvier, à l’occasion de la présentation officielle à la presse, aux élus et partenaires des Foulées de la Motte 1999, j’officialise certaines modifications importantes.

Pour la 6ème édition des FOULÉES DE LA MOTTE, j’apporte de nouveaux changements en créant le 1er Championnat (sur route) de Bourgogne – Franche-Comté des Sapeurs-Pompiers.

J’associe la course principale à une action au bénéfice de l’association “SOS Mucoviscidose“.

Je change également de base logistique le jour de l’épreuve en occupant les Halles (pour l’administratif et la remise des prix), et la place Pierre Rénet pour le départ. La place Rénet me servira également pour créer un circuit qui servira à des courses de jeunes : 720 m pour les Papillons et les Poussins, 1630 m pour les Benjamins, et 2600 m pour les Minimes.

Je rallonge le parcours de la course principale en doublant le tour des petites rues dans la partie basse, obligeant les concurrents à un second passage sur la place Pierre Rénet, pour le plus grand plaisir du public qui n’a pas le courage (ou les capacités physiques) de se rendre dans la montée finale.

La course passe donc de 3300 m à 4300 m.

Je reprends également la gestion publicitaire en me séparant de l’Ecole de Gestion et de Commerce, vu le bilan négatif des élèves (pourtant financièrement intéressés). Je propose alors à l’association “Idéfix” (Etudiants du BTS force de vente du lycée des Haberges) de prendre un rôle actif dans le démarchage publicitaire.

A deux semaines de l’épreuve je m’aperçois que le bâtiment des Halles (dans lequel nous devons faire l’administratif et la remise des prix) a été prêté le même jour à une autre manifestation ! La mairie de Vesoul reconnait son erreur et s’empresse de trouver une solution de dépannage.

C’est ainsi que j’ai bénéficié tout le week-end de la structure du Théâtre Edwige Feuillère : hall pour la logistique et l’administratif, et grande salle de spectacle pour la remise des prix.

Beau cadeau !

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 Le 22 août, INDIANA SAONE.
Comme il le fait depuis plusieurs années, Fabien CHOLLEY me confie une étape de son épreuve. Dans ce cas précis, je dois tracer et baliser une piste tortueuse d’environ 1100 m en bordure du lac de Vaivre, pour que les concurrents (en autonomie totale depuis deux jours) rejoignent la ligne d’arrivée. 
Ils vont donc nager 800 m (avec tout le matériel sur une grosse bouée) avant d’accoster à l’endroit que j’aurai choisi et marqué avec un grand drapeau rouge, puis ils rejoindront l’arrivée en VTT, en tractant la bouée sur laquelle seront posées leurs affaires.
Je préparerai tout ça le matin, car je dois gérer le chronométrage final l’après-midi.
Pour l’anecdote : mon choix du lieu d’accostage fut contrarié par deux cygnes très agressifs… et j’ai dû abdiquer en me déplaçant de plus de cent mètres.
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Le 26 septembre, j’organise (avec l’aide de “La Guinguette du Lac” présidée par l’ami Guy BATLOGG) un après-midi dansant pour renforcer notre trésorerie.
J’ai rajouté des jeux pour donner un peu de rythme, avec 20 séjours au Maroc (qu’il me restait des dernières “Foulées de la Motte”) pour deux personnes à gagner.
Organisation agréable, et opération financière très positive.
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Salan SOLTANI gère un nouveau “Sport 2000” à Lure (en plus de ceux de Gray et Vesoul). A cette occasion, il est devenu partenaire professionnel de Daniel PRUNIER (propriétaire des hypermarchés “E.Leclerc” de Lure et Noidans-lès-Vesoul, et de plusieurs autres enseignes). Salan me fait rencontrer ce dernier pour lui présenter les Foulées de la Motte, le 11 décembre. Un accord financier est tout de suite trouvé, ce qui va changer bien des choses.