A.S.A.M. Guilvinec-Tréffiagat

Biographie d’organisateur (3)

2000…

 

Cet après-midi dansant est la copie conforme de ce que j’avais organisé en septembre dernier.
 

Seul le lieu a changé.

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9 mars : Présentation officielle à la presse des 7èmes Foulées de la Motte, comme en 98 et 99, dans la grande salle du Foyer des Jeunes Travailleurs à Frotey-lès-Vesoul, devant un parterre de personnalités de plus en plus fourni.

MENDES, probablement échaudé par la résistance de SOLTANI en 1999, a préféré ne pas s’inscrire, tout comme Dominique GRANDJEAN (blessé).
 Deux très bons coureurs Russes sont au départ : Nikolaï KONSTANTINOV et Olga KOVPOTINA (sélectionnée olympique en 2008 à Pékin).

Face à eux : l’homme des Foulées, Salan SOLTANI (3 fois vainqueur), Philippe PINOT (son ennemi intime), et Gérald ROUX (apparu pour la première fois l’an passé avec une belle 5ème place).

1 – KONSTANTINOV (8) va partir très vite, mais SOLTANI et ROUX (5) le reprendront à la fin de la première boucle en ville. PINOT reste en retrait (derrière ROUX). Le Russe partira une nouvelle fois peu après, mais il sera à nouveau rapidement repris par ROUX qui le laissera sur place.

2 – Dans la rue Miroudot la course est déjà jouée, tant la domination de ROUX est évidente. KONSTANTINOV est déjà distancé (suivi ici par le caméraman de France 3), et plus loin encore on trouve SOLTANI, puis PINOT.

3 – Au sommet de la côte du Marteroy (à 920 m de l’arrivée), ROUX est seul au monde. Il va l’emporter sans la moindre opposition, et en gardant un rythme impressionnant qui lui permettra de battre le record de l’épreuve : 14’42″47 (contre 14’50″56 à MENDES l’an passé). Il pulvérise son chrono de 99 de 1’02″52 !

4 SOLTANI doublera KONSTANTINOV dans la montée finale, pour terminer second à plus de 36″ du vainqueur.

5PINOT (4) va réussir une magnifique fin de course en doublant KONSTANTINOV,     et en passant la ligne d’arrivée 2 secondes après SOLTANI !

6 Olga KOVPOTINA était beaucoup trop forte pour les autres femmes, reléguant Isabelle GRANDVOINET à plus de deux minutes. Plus impressionnant encore, elle rentre dans le top 10 : 9ème du scratch en 16’51″71 !

2001…

Le 2 janvier, Guy BATLOGG (l’homme aux 40 associations) me demande de le contacter rapidement pour l’organisation d’une concentration et d’une course officieuse de trottinettes !

Il s’est lancé un peu trop vite dans un projet en convoquant la presse et la télévision, sans savoir comment il allait faire.

Tout est prévu pour le dimanche 7 (donc 5 jours plus tard). Il a réservé le parking de l’hypermarché Intermarché de Navenne, invité des personnalités, décidé France 3 Bourgogne – Franche-Comté à venir (ainsi que deux radios), ameuté tous les adultes et enfants qui seraient intéressés par la pratique de la trottinette… et il ne sait pas ce qu’il va faire ensuite ! C’est typique du personnage.

Le lendemain je lui concocte un projet simple, et peaufine quelques détails pour que les gens ne se déplacent pas pour rien.

Le dimanche 7, à 10 h comme il le désirait, tout est en place pour occuper les participants et les spectateurs. Il n’y a pas foule, mais c’est un début. Pour aller plus loin dans la démarche, je lui propose de créer des courses avec les trottinettes dès les prochaines Foulées de la Motte, le 1er avril.

En attendant, nous renouvelons l’opération-test menée ce 7 janvier, les 4, 11 et 18 février.

L’habituelle présentation officielle des Foulées de la Motte avait lieu le vendredi 2 mars, et elle se déroulait dans la grande salle de spectacle du Centre Social du Montmarin (à Vesoul).

L’ADAPEI (Association Des Amis et Parents de personnes handicapées mentales), la Fédération Française du Sport Adapté et l’AHSSEA (Association Haute-Saônoise pour la Sauvegarde de l’Enfant à l’Adulte), avaient choisi ce lieu pour pouvoir proposer en bonus un spectacle musical donné par les personnes déficientes mentales légères.

De 18 h 30 à 21 h, nous avons assisté à un spectacle de qualité, et très original, avant que je présente officiellement les Foulées de la Motte 2001, et que les personnalités concernées -de près ou de loin- par les “Foulées” me succèdent au micro.

Une présentation des futures compétitions avec les trottinettes clôtura cette première partie de la soirée.

Il s’ensuivit un lunch offert par l’ADAPEI et l’AHSSEA, prouvant à quel point ces associations s’impliquaient de plus en plus dans “Les Foulées”.

Nelly GLAUSER est partie si vite, qu’au bout de 250 m (1) Oksana CLERC-KOGUT ne peut déjà plus suivre, ce qui se confirmera 200 m plus loin (2), où Ludivine DUFOUR (cachée par Oksana), Isabelle GRANDVOINET, Célestine VERRIER et Sonia DO CARMO sont déjà battues.

Au nouveau passage (3) sur la place Rénet (après 1100 m de course), Nelly est déjà seule au monde !

Après 2400 m de course (4), et avant d’en finir avec le plat, elle a toujours fière allure.

A 800 m de l’arrivée (5), et avant d’attaquer les terribles 520 derniers mètres, Oksana, isolée elle aussi, tente de récupérer. Peu après, au même endroit (6), Ludivine connaitra une défaillance terrible (déshydratation), et elle se fera doubler par Isabelle (7). Elle réussira pourtant à repartir et à conserver sa 4ème place.

Pour cette 8ème édition, on retrouve au départ l’armada du FC Sochaux (Salan SOLTANI, Dominique GRANDJEAN, et deux nouveaux : Djamel KENANE et Jean-Marc CHAUVIN), les gars du GAHS (Philippe PINOT, Bruno CHERET, Emmanuel GARRET, l’espoir Guillaume CHEVILLARD et le junior Manuel ROUX), le recordman du parcours Gérald ROUX (Pulsion 01), Laurent GRANDJEAN (le frère à Dominique), et Hassan LAROUSSI, un marocain qui vient de St-Etienne pour, dit-il :  “gagner et battre le record”.

Et comme l’an passé, mais le 24 août cette fois-ci, avec une dizaine de membres de l’AS CAP CAVAL, nous étions de service pour une étape de nuit d’INDIANA SAÔNE (épreuve de Fabien CHOLLEY).

Les concurrents devaient effectuer un parcours pédestre de nuit dans les rues de Vesoul, mais surtout sur les flancs de La Motte, au milieu des bois, aidés uniquement par une carte d’état-major et une lampe frontale.

2002…

Pour les Foulées de la Motte 2002 (9ème édition), j’ai voulu tester un autre parcours avec le départ et l’arrivée Place Rénet, la Motte devenant un simple point de passage (voir plan par ailleurs). Tout avait été réglé avec les services techniques de la ville de Vesoul dans les deux semaines qui suivaient l’édition précédente (en avril 2001). J’avais pris l’habitude de tout cadrer à chaud dès la fin d’une édition depuis celle de 1996.

La ville de Vesoul m’installera une tribune avec des gradins à hauteur de la ligne d’arrivée-départ, pour que le public ne gêne pas les participants et les membres de l’organisation.

Sinon je n’avais rien changé, reconduisant toutes les catégories et les disciplines de l’an passé.

La présentation officielle se fit le mercredi 6 mars au FJT de Frotey, et j’ai été étonné de voir tant de personnalités ce soir là : élus locaux départementaux et régionaux, responsables des organismes liés aux athlètes handicapés mentaux, responsables d’autres clubs, responsable de Jeunesse et Sport, sponsors principaux, etc.

Pour la première fois depuis la création des Foulées, la pluie s’était invitée, arrosant copieusement tous les parcours pendant la nuit et au petit matin.

Elle cessa de tomber vers 9 h 30, à moins d’une heure du départ de la première épreuve.

Pas trop gênante lorsqu’il s’agit de course à pied, il en en est différemment pour les rollers. Quelques concurrents n’osèrent donc pas prendre le départ, mais les meilleurs ne renoncèrent pas, même si les chutes furent nombreuses.

Le plateau proposé était sûrement le plus relevé de toutes les éditions, puisque nous pouvions trouver sur la ligne de départ les habitués des premiers rôles, Salan SOLTANI, Philippe PINOT, Gérald ROUX, Dominique GRANDJEAN, Didier BAGUE, Frédéric VANÇON, et ceux qui étaient apparus l’an passé : Laurent GRANDJEAN (frère de Dominique), et Jean-Marc CHAUVIN.

Mais d’autres nouveaux très bons régionaux étaient venus tenter leur chance, comme Azzedine HAMRO et Dominique LEMBLE.

Toutefois, il ne fallait pas chercher les favoris parmi les noms cités plus haut, car trois coureurs débarquaient sur les Foulées avec des ambitions justifiées par leurs palmarès.

C’est tout d’abord Régis ROUX (amené par son frère jumeau Gérald) qui annonçait la couleur : moins de 1 h 04 sur semi-marathon, et surtout Vice-Champion du Monde par équipes de course en montagne.

Et puis deux Russes encore plus impressionnants : Dimitri CHATKIN (vainqueurs aux semis de Bourg-en-Bresse et de Troyes, du 10 de Chaumont, etc.), et Yuri TIKHONOV, annoncé comme étant encore plus fort que CHATKIN !

Chez les femmes, Nelly GLAUSER absente (naissance attendue), Isabelle GRANDVOINET et Ludivine DUFOUR pouvaient se disputer la victoire, sauf que, là aussi, il y avait trois représentantes des pays de l’Est présentes : l’Ukrainienne Svetlana MIROCHNIK, la Biélorusse Natalia BENZIK, et surtout et avant tout la jeune (19 ans et demi) Ukrainienne de haut niveau Olessia DUBOVIK. Prodige de la course à pied, elle fut championne nationale junior du 800 m, du 1500 m, du 3000 m, et du 5000 m ! 1ère du cross du Mans en 2000 et de celui de Onzain en 2001. 1ère (sur route) à Roanne, Provins, Kruth, Reims, Epinal, Montceau-les-Mines, Chaumont, etc. La super favorite, c’était elle !

C’est parti pour 6666 m !

La course fut d’une limpidité absolue, tant la domination des Russes fut grande. Hormis les frères ROUX qui résistèrent un moment (surtout Gérald), les autres tentèrent avant tout de limiter les dégâts.

Photo 1 – A l’entrée de la rue Serpente (après 1000 m) : Gérald ROUX veut imposer son rythme, mais TIKHONOV et CHATKIN ne le lâchent pas. Régis ROUX, est suivi de près par SOLTANI et PINOT. Laurent GRANDJEAN et HAMRO virent en retard.

Photo 2 – Sommet de la rue Serpente (1150 m) : les Russes se portent à la hauteur de Gérald pour prendre les choses en main.

Photo 3 – Début de la rue Miroudot (1280 m) : les Russes attaquent, et Gérald commence à céder. SOLTANI a du mal à suivre.

Les deux Russes passeront les côtes difficiles (rue du Marteroy et montée de La Motte) ensemble, tout comme les frères ROUX à quelques dizaines de mètres.

Photo 4 – Ferme des Haberges (3400 m) : les deux compères savent que désormais c’est entre eux que ça va se jouer.

Photo 5 – Miroudot (4500 m) : TIKHONOV vient de s’apercevoir que Gérald ROUX commençait à revenir sur eux, et il accélère.

Photo 6 – Miroudot (4700 m) : CHATKIN n’a pas supporté l’accélération de TIKHONOV, et il le paye cash !

Photos 7 et 8 – descente de Miroudot (5200 m) : TIKHONOV continue à un rythme très élevé devant les deux quads officiels (celui de France 3 Bourgogne – Franche-Comté, et celui de Radio Star).

Photo 9 – Place Rénet (6500 m) : ultime sprint de Yuri TIKHONOV pour une magnifique victoire.

CHATKIN conservera sa seconde place, car Gérald ROUX a souffert dans les derniers 1500 m, perdant même sa troisième place au bénéfice de son frère Régis (Photo 10).

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Chez les femmes, comme prévu, c’est l’Ukainienne Olessia DUBOVIK qui domina de la tête et des épaules toutes ses adversaires, se classant 14ème au général. Elle passa la ligne d’arrivée avec 55 secondes d’avance sur la Biélorusse Natalia BENZIK, et 1 minute et 11 secondes avant sa compatriote Svetlana MIROCHNIK. La Suissesse Ludivine DUFOUR était rejetée à 1 minute et 30 secondes (ce qui n’était pas mal du tout), et Isabelle GRANDVOINET à 2 minutes et 39 secondes.

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Le samedi 18 mai, à Sport 2000 Lure, je procédais à l’habituelle remise des VTT aux gagnants du concours du programme.

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Là où une course devient un enjeu commercial, et qu’il faut choisir ses partenaires _________________________________

Moins de 3 semaines avant les FOULÉES, alors que tout était bouclé au niveau des encarts publicitaires, et que je commençais à donner du texte à l’imprimeur (pour le programme), Salan Soltani me prie de me séparer de certains annonceurs !

J’apprends qu’une réunion de commerçants (de Vesoul et des alentours) avait eu lieu à la Chambre de Commerce de Vesoul, et que c’était devenu un règlement de comptes entre deux clans, avec mots d’oiseaux en prime. D’un côté il y avait l’association principale des commerçants vésuliens, avec André Chavanne (Intersport), Michel Coulon (Campus), le responsable de l’hypermarché Cora, et l’adjointe au maire de Vesoul, Claudine Gillot (proche de Cora), opposée à Salan Soltani (Sport 2000 de Vesoul, Gray, Lure) et Daniel Prunier (Hypermarchés E.Leclerc de Noidans-lès-Vesoul et Lure). L’enjeu ? Empêcher l’installation de l’hypermarché E.Leclerc dans la nouvelle zone commerciale de Pusey (après déménagement de Noidans-lès-Vesoul), sur une surface très importante, avec de nouvelles enseignes plus ou moins rattachées à Daniel Prunier. De ce fait, Salan Soltani et Daniel Prunier ne voulaient plus figurer sur une liste dans laquelle figurait leurs ennemis : on me sommait de choisir !

Financièrement et médiatiquement “il n’y avait pas photo”, le duo Soltani-Prunier était loin devant, mais pourquoi m’imposer ce choix qui allait obligatoirement mettre financièrement l’épreuve en péril ?

Je dus me résoudre à faire une tournée de remboursement de chèques, très pénible moment du fait que j’étais copain avec la plupart d’entre eux, même si ils n’étaient pas surpris de ma visite (ce qui me laisse penser que les affrontements furent plus violents que je ne le pensais).

Les “FOULÉES 2002” risquaient donc d’être déficitaires.

 

Là où tout se prépare pour 2003______________________

A partir du 28 avril, je reconnais le parcours de la prochaine édition (contournement de la Motte avant de rejoindre le sommet), et je prends les nouvelles mesures (les 4 et 5 mai) avec l’odomètre prêté par les services techniques de la ville. Le départ se fera comme d’habitude de la Place Rénet, mais l’arrivée “reviendra” au sommet de La Motte (le dernier parcours ne me plaisait pas).

Je prépare tout le dossier administratif pour gagner du temps, surtout si je veux rajouter quelque chose d’important à l’épreuve (projet Leclerc) qui va me prendre encore plus de temps

Voir le nouveau tracé ci-dessous.

Là où je dois passer le flambeau_______________________

Le jeudi 23 mai, mon épouse m’informe que sa demande de mutation déposée depuis deux ans pour la préfecture de Quimper (Finistère) est acceptée, et que nous devrons être sur place début août !

J’informe aussitôt les principaux intéressés de mon départ, et donc de la fin des Foulées de la Motte.

Salan Soltani me téléphone le 3 juin pour me demander si il peut organiser les Foulées 2003. Il veut poursuivre l’aventure avec l’aide de Daniel Prunier (Leclerc), avant que l’épreuve “tombe entre de mauvaises mains”.

Le 12 juin au matin j’ai rendez-vous avec Salan pour concrétiser tout ça, et pour lui remettre tous les documents relatifs à la prochaine édition (plan du nouveau parcours, horaires, détails d’organisation et modèles de formulaires administratifs). Je m’engage à l’aider… à distance.

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Le programme-papier était un composant important des Foulées de La Motte, et beaucoup de concurrents étaient fiers de se retrouver en photo sur l’édition suivante, avec une présentation si il s’agissait d’un des ténors de l’épreuve. Certains s’en servaient même pour attirer des sponsors.

Il a toujours été distribué gratuitement aux spectateurs. Ainsi celui de l’édition 2001 (format 21 x 29,7 cm en quadrichromie sur papier glacé !) avait 72 pages, et fut tiré à 4000 exemplaires ! Des véhicules les distribuaient dans un sac publicitaire, dans lequel on trouvait aussi quelques prospectus, un gadget, et le journal “L’Est Républicain” (qui lui était limité à 500 exemplaires).

A ma connaissance nous étions la seule épreuve sportive en France à proposer un tel service.

Un concours obligeait les répondeurs à faire valider (tampon) les réponses chez un des annonceurs du programme au choix, ce qui était une façon de renvoyer la balle à ceux qui garnissaient ce programme.

_______________  Ce programme, c’était : 

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Opération “Photos des Foulées” (en 2000, 2001, 2002)

Fin 1999, lors de la signature du contrat publicitaire avec Daniel Prunier (patron des hypermarchés E.Leclerc de Noidans-lès-Vesoul et de Lure), je lui avais proposé une opération photos des Foulées de la Motte qui impliquait le magasin “Photo Simon Phox” de Vesoul, et qui allait se dérouler concrètement ainsi (ici, l’exemple de 2001) :

– Photo Simon regroupait quelques photographes dès le matin du 1er avril, et ils allaient prendre un maximum de clichés de toutes les courses (à différents endroits des circuits proposés), en partant du principe qu’il fallait que chaque concurrent soit pris au moins 3 fois, ainsi qu’à la remise des prix. Il fallait bien calculer, car ils photographiaient en argentique et les pellicules avaient un coût. Pour la course des As de l’après-midi, des motards étaient mis à leur disposition.

– Les cinq jours qui suivaient voyaient le personnel de “Photo Simon” s’activer pour préparer et numéroter les 1500 à 1800 photos sélectionnées.

– Le vendredi 6 avril, du personnel Leclerc positionnait des panneaux (recto-verso) sur une ligne continue d’environ vingt mètres dans l’allée centrale de Leclerc Noidans.

– Le samedi 7 avril à 5 heures (du matin), je rejoignais l’équipe de “Photo Simon” à l’hypermarché Leclerc pour fixer sur les panneaux environ 900 à 1000 photos (format 15 x 20 cm) étiquetées. Tout devait être prêt pour l’ouverture du Leclerc.

– L’exposition restait en place jusqu’au samedi 28 avril. Les personnes intéressées pouvaient récupérer un bon de commande à l’accueil pour y noter les numéros des photos, et le porter chez “Simon Photo”. Là elles pouvaient découvrir le reliquat non installé à Leclerc (800 photos exposées en vitrine ou placées dans des albums pour être consultées).

– Le lundi 30 avril nous allions tout démonter (à 5 h du matin), et le 12 avril monsieur Simon me donnait toutes les photos exposées (numérotées, elles n’étaient pas vendables).

Tout le monde trouvait son compte dans cette opération : Leclerc (fréquentation en hausse), Photo Simon (vente des photos), et moi (bonne pub pour les Foulées de l’année suivante).

D’ailleurs Daniel Prunier l’a reconnu le samedi 28 avril, alors que nous déjeunions à l’Hôtel du Commerce de Villersexel avec Salan Soltani, là où les grenouilles étaient bonnes !

En retour, il m’a fait cadeau de publicités intéressantes dans l’Est Républicain en 2002.

C’est tout d’abord cette page complète (40 x 56 cm) passée deux fois dans ce journal.

Puis celle-ci (page complète du TV Mag), passée également deux fois (les 31 mars et 7 avril .

Et encore mieux (ci-dessous) : une double page (80 cm x 56 cm !) dans l’Est Républicain la veille de l’épreuve.

2003…

Comme je l’avais promis à Salan, j’ai suivi de près l’évolution de la mise en place des Foulées 2003. N’ayant pas d’ordinateur, et donc pas internet, nous échangions par téléphone et par lettres.

Je lui ai décroché quelques publicité, et j’ai décidé Jean-Louis Brunella à nous prêter quelques véhicules. Moins évident à distance, mais pari réussi : j’ai fait la maquette du programme !

Et puis le 11 avril j’ai parcouru les 900 km qui nous séparaient pour l’aider à gérer ces 10èmes Foulées.

J’ouvrais toutes les épreuves, comme d’habitude, et même si Salan préférait s’abstenir de participer en tant que concurrent à l’épreuve principale, il a fait le trajet en trottinant une vingtaine de minutes avant que le départ ne soit donné.

J’ai regretté l’absence des coureurs des pays de l’Est et le niveau général des meilleurs assez bas, puisque hormis un espoir Kényan présent -Moses Kibor- et vainqueur (Salan avait sorti son chéquier), seul Gérald Roux (2ème) avait répondu à l’appel. Cyril Lemeu qui ne se rappelait pas être entré dans les vingt premiers terminait 14ème. 

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Ci-dessous : interview de Salan Soltani (dans le programme)

 

 

 

 

Pour une fois les rôles sont inversés, et là c’est à mon tour d’être honoré par celui que j’avais eu l’occasion de récompenser tant de fois.

 

 

 

 

 

 

 

 

Par la suite “Les Foulées de la Motte” ne retrouveront jamais ce faste et cet impact médiatique qui faisaient de cet évènement quelque chose de fort.

Salan supprimera le programme, les rollers et les trottinettes à partir de l’année suivante. Puis il cessera d’organiser deux après, à la suite d’un différend avec la municipalité vésulienne.

En 2010, Lionel Bague, un brave monsieur, fut poussé plus ou moins à relancer les Foulées. J’étais justement à Vesoul cette semaine là, et j’ai assisté à une manifestation catastrophique. Lionel, conscient de ses lacunes et du manque de temps qu’il pouvait consacrer aux Foulées, était venu me prévenir. Le départ se faisait hors de Vesoul, et le public avait déserté les lieux. Plus de foule dans la montée finale. Triste.

Lionel est décédé deux ou trois ans plus tard, et l’épreuve a végété.

Salan a relancé l’épreuve à sa façon depuis deux ou trois ans, mais avec un départ hors de Vesoul et une reprise des défauts de l’organisation précédente (dixit d’anciens participants avec qui je corresponds toujours). Il faut dire que Salan est chef d’entreprise, et qu’il manque de temps pour organiser cette épreuve comme elle devrait être organisée. Dommage, d’autant plus qu’il se disperse sur d’autres organisations.

Je ne vais pas tarder à faire un saut à Vesoul pour lui tirer les oreilles !

Mais Salan c’est Salan, même si quelquefois il perdait la tête et racontait n’importe quoi dans les journaux. Ainsi dans un article de l’Est Républicain du 30 mars 2004 (que des “Fidèles” se sont empressés de me faire parvenir en me demandant d’user de mon droit de réponse), il déclare : “qu’il avait voulu marquer les Foulées de sa patte en reprenant les Foulées l’an passé (en 2003), en faisant à nouveau l’arrivée au sommet de la Motte.”.  Ah bon ? Il semblait oublier que je lui avais laissé le plan du parcours et les horaires de toutes les courses, avec le métrage effectué dans les deux semaines qui suivaient l’édition 2002 ! D’ailleurs, invité d’honneur du journal de Radio Star le mardi 23 avril 2002, j’avais expliqué à l’antenne que j’allais refaire l’arrivée au sommet de la Motte pour les Foulées 2003 (je ne savais pas encore que j’allais quitter la région trois mois plus tard).

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_2004…

Très pris par mes activités professionnelles (surtout au niveau des week-ends libres impossibles à programmer), je n’ai pas eu la possibilité d’organiser quelque chose vers mon port d’attache, Loctudy (29), où je vis depuis le 1er août 2002.

Il me faut attendre le 8 mai 2004 pour organiser un rallye-promenade réservé exclusivement aux membres de l’Amicale de la Préfecture du Finistère.

Une boucle d’une soixantaine de kilomètres est proposée avec des questions et quelques jeux, dont un gymkhana pour lancer ce rallye, sur le parking du Domaine du Dourdy à Loctudy.

Tout se passera bien, et un repas réunira les parti-cipants au “Gwenn ha Du”, là où se fera également la remise des prix.

2006 à 2010…

2005 étant une année blanche pour moi, tout comme le seront les années 2007 et 2008 (occupé professionnellement tous les week-ends d’été), je mets au point une journée dite “des voisins” pour tous les habitants de ma rue (et leurs proches).

La première édition est expérimentale, avec des jeux, un barbecue à midi, et une balade de tout le groupe le long de la rivière de Pont-l’Abbé.

Les deux éditions suivantes verront les jeux se dérouler sur une journée complète, avec barbecue midi et soir, et remise des prix en fin de journée.

Les participants étant satisfaits, il me restait à poursuivre. Mais le planning de certains et la présence irrégulière des propriétaires de résidences secondaires, rendait la tâche délicate quant au choix de la date. Il était impossible de monter l’opération rapidement, vu que je créais et fabriquais tous les jeux, et qu’il me fallait du temps pour tout préparer.

Ce qui aurait dû être organisé tous les ans ne se fera plus que deux fois, puisque les périodes de vacances ne coïncidaient pas toujours.

Certains jeux resteront dans toutes les mémoires :

– le brodeur ciblé (un homme doit broder un dessin grossier sur un carton, pendant qu’une femme lui jette des projectiles pour le ralentir. Autant de séries et autant de doigts piqués).

– le gymkhana-country relais (la femme doit faire remonter une boule d’un récipient sans le toucher, et passer cette boule à son coéquipier qui partira pour un gymkhana en terrain herbeux, avec obstacles à gogo).

Et bien d’autres encore.

Quelques problèmes de santé plus tard (dus à un anesthésiste de Pont-l’Abbé pas très consciencieux, avec importantes difficultés respiratoires allongeant un temps d’hospitalisation lors d’une simple opération, puis, trois ans plus tard, à l’occasion d’une seconde opération bénigne, et avec le même anesthésiste, un passage par la case réanimation avec deux semaines de coma en prime !), j’ai déménagé à Tréffiagat, et j’ai eu l’idée d’organiser une course de motos sur le port du Guilvinec – Tréffiagat, hélas ! (la suite de l’histoire se trouve dans la page “ASAM”).